« Sans ce climat prometteur, il n'aurait pas été possible de mener à bien ce scrutin », a-t-il relevé. « Beyrouth est la capitale, le cœur du pays, et tout ce qui se produit à Beyrouth est de nature à rejaillir sur l'ensemble du pays », a aussi confié M. Salam, ajoutant que c'est « partant de là que les discussions avec Mgr Matar ont porté sur la nécessité de parvenir à un consensus ». « Les efforts qui sont actuellement fournis avec les parties concernées peuvent ne pas aboutir et une rude concurrence risque de s'installer, ce qui est légitime. Toutefois, nous aspirons à une représentation fidèle et prometteuse de la ville, qui lui permette de progresser sur le plan municipal. Nous attachons une grande importance au travail municipal car seul celui-ci est capable de répondre aux besoins et appréhensions des Beyrouthins ».
À la question de savoir si les députés chrétiens étaient en train de choisir les candidats aux élections municipales, M. Salam a affirmé que « l'important est que Beyrouth soit représentée décemment, et il n'y pas d'inconvénient à fournir des efforts de conciliation si un consensus tarde à se dégager », avant de rappeler son attachement à la parité entre chrétiens et musulmans. Il a en outre indiqué que le ministre d'État Michel Pharaon et ses députés colistiers suivent avec attention l'évolution de la situation, soulignant que « celui qui cherche à être représenté dans la municipalité de Beyrouth doit être conscient que la priorité est aux habitants de la capitale. Le consensus commence d'abord à ce niveau, puis s'il y a des forces politiques qui ont un poids sur le plan national, il est possible de penser à un accord, mais seulement dans un second temps ».

