La question des sanctions contre les importations d'essence par l'Iran est "une plaisanterie", a déclaré jeudi le ministre iranien du Pétrole Massoud Mirkazemi à l'ouverture du 15e Salon pétrolier international de Téhéran marqué par une forte présence chinoise.
"Cette idée d'imposer des sanctions contre les importations d'essence est devenue une plaisanterie", a déclaré M. Mirkazemi en réponse à des journalistes.
L'Iran, qui manque de raffineries, doit importer environ le tiers des quelque 65 millions de litres d'essence consommés chaque jour.
Les pays occidentaux ont évoqué l'idée d'imposer un embargo international sur la vente d'essence à l'Iran dans le cadre de nouvelles sanctions visant à amener Téhéran à suspendre son programme d'enrichissement d'uranium.
Mais la Chine et la Russie, qui discutent au sein du groupe des Six (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne) de la question de nouvelles sanctions, se sont déclarées hostiles à des mesures frappant le secteur de l'énergie.
Ces dernières semaines, plusieurs compagnies occidentales, dont Shell et Vitol, mais aussi asiatiques ont néanmoins décidé de ne plus vendre d'essence à l'Iran, anticipant une décision qui pourrait être prise unilatéralement par certains pays occidentaux.
Téhéran affirme avoir compensé sans problème jusqu'à présent l'arrêt de ces ventes.
"La présence des sociétés étrangères au Salon est très importante et montre que les sanctions et les restrictions sont sans effet"', a également affirmé M. Mirkazemi.
Au total, 434 sociétés étrangères participent à ce Salon, dont un quart (107) sont chinoises. Pékin est devenu en 2009 le premier partenaire économique de l'Iran, et le principal investisseur dans le secteur pétrolier, alors que la plupart des grandes société occidentales se retirent.
"Nous avons des capacités importantes pour gérer nos affaires par conséquent la politique de sanctions n'aboutira pas", a déclaré pour sa part le ministre iranien de l'Economie, Shamseddine Hosseini, cité jeudi par la presse.
"Tant du point de vue technique que de celui de la capacité, les raffineries sont telles que nous pourrons répondre aux besoins essentiels de la population (en essence, ndlr) en modifiant les lignes de production", a-t-il ajouté.
Les responsables iraniens ont affirmé ces derniers mois avoir pris des mesures pour pouvoir augmenter la production d'essence en baissant celle d'autres produits raffinés en cas de sanctions sur les importations de carburants.
"Cette idée d'imposer des sanctions contre les importations d'essence est devenue une plaisanterie", a déclaré M. Mirkazemi en réponse à des journalistes.
L'Iran, qui manque de raffineries, doit importer environ le tiers des quelque 65 millions de litres d'essence consommés chaque jour.
Les pays occidentaux ont évoqué l'idée d'imposer un embargo international sur la vente d'essence à l'Iran dans le cadre de nouvelles sanctions visant à amener...


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