Mourinho a échangé quelques mots vifs avec Xavi dans le tunnel du stade San Siro à la fin de la rencontre. Le milieu de terrain du Barça venait de se plaindre de l'arbitrage.
« C'est toujours difficile de perdre quand on n'est pas habitué à perdre. Je suis comme ça aussi. C'est la caractéristique d'une équipe qui gagne tout le temps », a commenté l'entraîneur lors de la conférence d'après-match.
« Je ne pourrai jamais avoir de problème avec Xavi parce que je l'adore. Il est un des meilleurs du monde », a-t-il toutefois ajouté.
L'entraîneur portugais n'a pas eu de mots assez durs en revanche pour le jeune remplaçant de l'Inter Mario Balotelli, avec lequel il entretient des relations plus que tendues depuis que ce dernier a été pris en photo avec un maillot du Milan AC.
« On joue le deuxième match le plus important pour le football de club. Tout le monde s'est donné à fond et un autre aurait pu faire davantage pour aider l'équipe », a-t-il dit.
« Quand je suis arrivé ici, l'Inter était une petite équipe de Ligue des champions. Elle avait peur de jouer. Aujourd'hui, nous avons une chance de gagner contre la meilleure équipe. L'Inter est maintenant une grande équipe de Ligue des champions », a-t-il ajouté.
L'entraîneur de Barcelone, Pep Guardiola, a reconnu la supériorité de son adversaire du soir. Il ne s'est plaint que d'une chose, la pelouse de San Siro qu'il a jugée trop lente, ajoutant que celle du Nou Camp serait arrosée pour le match retour mercredi prochain.
« La pelouse n'est pas celle que nous aurions souhaitée. À domicile (au match retour), nous pourrons choisir. Nous avons des attaquants très rapides », a-t-il dit.
Le Barça, champion d'Europe en titre, a passé 14 heures en bus pour rejoindre Milan en raison des restrictions du trafic aérien en Europe pour cause de nuage de cendres volcaniques.
Mais Pep Guardiola n'a pas cherché d'excuse.
« Je ne suis pas médecin. Je ne peux pas vous dire comment ce voyage nous a affectés. »

