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Sport

L’Inter entre parmi les grands d’Europe

La victoire 3-1 sur Barcelone a confirmé que l'Inter Milan est passé en deux ans, sous la houlette de José Mourinho, du statut d'éternel déçu à celui de grand d'Europe.
La route a été longue depuis que le stratège et un peu sorcier portugais est arrivé de Chelsea.
Elle s'est achevée mardi par une performance tactique, défensive et offensive de l'Inter qui entrera sans doute dans les annales de la Ligue des champions.
Les trois buts de Wesley Sneijder, Maicon et Diego Milito ont rendu la fête encore plus belle.
Lionel Messi, joueur de l'année de la FIFA et auteur de quatre buts en quart de finale contre Arsenal, a été muselé par la capacité des défenseurs milanais à le priver de ballon.
« Nous avons fait un bon travail défensif sur Lionel Messi et Zlatan Ibrahimovic, et nous nous sommes créé beaucoup d'occasions », a déclaré le milieu de terrain Milito, impliqué dans les deux premiers buts et auteur du troisième.
« Mon but ? Je préfère parler des passes décisives. C'est formidable d'offrir des buts à ses coéquipiers », a-t-il ajouté.
L'activité inlassable de Milito et sa volonté de ne jamais considérer un ballon comme perdu sont symptomatiques de tout ce qu'a insufflé José Mourinho à ses joueurs et qui leur a permis d'aligner cette saison six victoires consécutives en Ligue des champions, dont deux sur Chelsea.

Pas de fanfaronnade
Sous la direction de Roberto Mancini, son précédent entraîneur, l'Inter tenait sa place en série A, mais ses joueurs étaient comme des lapins pris dans les phares d'une voiture dès qu'ils se risquaient sur les terrains de la Coupe d'Europe.
Le dernier sacre européen du club remonte au doublé réalisé en 1964 et 1965. Sa dernière finale perdue date de 1972.
José Mourinho est entré dans le groupe des maîtres-entraîneurs en menant dans son pays le modeste club de Porto au titre en 2004. Ses deux échecs de justesse avec Chelsea n'ont fait que renforcer ses ambitions à l'Inter.
La saison dernière a été une période de construction durant laquelle sa priorité a été d'asseoir sa présence et son autorité par la conquête du titre de champion d'Italie.
Pour sa seconde saison, l'Europe est devenue sa priorité, au risque de laisser l'AS Rome mener le jeu en série A.
Les supporters ont suivi, prêts à échanger un cinquième scudetto pour une finale de la Ligue des champions.
Ils sont désormais tous persuadés que leur équipe a d'ores et déjà acquis son billet pour le stade Santiago Bernabeu qui sera la scène, à Madrid, de la grande finale, le 22 mai.
José Mourinho et ses joueurs savent en revanche que l'affaire est loin d'être bouclée contre une aussi belle équipe que le Barça.
« Tout peut arriver au match retour. Nous pouvons très bien perdre », a d'ailleurs déclaré l'entraîneur de l'Inter.
Les supporters de Barcelone seraient en droit de se demander pourquoi ils ont bravé les perturbations du transport aérien pour voir leur équipe perdre par deux buts d'écart pour la première fois depuis que Pep Guardiola est son entraîneur.
Ce dernier a tenté de les rassurer.
« 90 minutes, c'est très long, a-t-il dit. Le stade sera plein et nous pouvons renverser le sort. »
La victoire 3-1 sur Barcelone a confirmé que l'Inter Milan est passé en deux ans, sous la houlette de José Mourinho, du statut d'éternel déçu à celui de grand d'Europe.La route a été longue depuis que le stratège et un peu sorcier portugais est arrivé de Chelsea.Elle s'est achevée mardi par une performance tactique, défensive et offensive de l'Inter qui entrera sans doute dans les annales de la Ligue des champions.Les trois buts de Wesley Sneijder, Maicon et Diego Milito ont rendu la fête encore plus belle.Lionel Messi, joueur de l'année de la FIFA et auteur de quatre buts en quart de finale contre Arsenal, a été muselé par la capacité des défenseurs milanais à le priver de...
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