Les milieux politiques, tous bords confondus, ont en général estimé hier que la réception donnée par l'ambassade de Syrie et l'afflux des personnalités au Pavillon royal du BIEL est un indice positif et montre que les relations entre Damas et Beyrouth sont en train de prendre une tournure étatique et institutionnelle. De même, le discours « de la main tendue » prononcé par l'ambassadeur Ali Abdel Karim Ali a eu des échos positifs. Le député membre du bloc « Liban d'abord » Okab Sakr a estimé hier que la réception de lundi montre que la Syrie recommence à jouer son rôle d'État frère et ami. « Nous sommes très heureux de voir se tenir des réceptions officielles syriennes au Liban par le biais de l'ambassade, car cela confirme les liens étroits entre les deux pays et le respect syrien de la souveraineté libanaise », a déclaré Sakr. Le député, qui avait déclaré la veille ne pas avoir reçu d'invitation pour se rendre à la réception, a affirmé qu'une nouvelle page s'est ouverte dans les relations entre les deux pays. De son côté, le député Émile Rahmé a déclaré hier, après s'être entretenu avec l'ancien président Émile Lahoud, que l'afflux des personnalités de tous bords à la réception du BIEL montre que de plus en plus de parties politiques libanaises sont en train de retrouver le droit chemin, ajoutant qu'il faut les accueillir à bras ouverts, car mieux vaut prendre le train en marche que de rester sur le quai. Selon Émile Rahmé, l'histoire a rendu justice plus vite que prévu à l'ancien président Émile Lahoud, car l'ouverture vers la Syrie a toujours fait partie de ses convictions politiques, ainsi que de celles du ministre Sleimane Frangié. Rahmé a encore rappelé que ces deux hommes n'ont jamais bougé d'un iota de la ligne de conduite qu'ils se sont fixée, et il a aussi rendu hommage à la visite historique du général Michel Aoun en Syrie. Le député Antoine Zahra, membre du bloc des Forces libanaises, a qualifié de son côté la réunion des deux délégations libanaise et syrienne de positive, assurant qu'elle ouvre la voie à un règlement équitable des problèmes en suspens. Il a aussi précisé que les préparatifs vont bon train pour que la seconde visite du Premier ministre à Damas puisse porter ses fruits, ajoutant que la partie libanaise fait preuve de bonne volonté et « le Liban attend la réaction de la Syrie à la souplesse de ses positions ». Même son de cloche chez le député Riad Rahhal qui a assuré que la visite de la délégation libanaise à Damas place les relations entre les deux pays sur la bonne voie et établit des liens d'État à État. Enfin, le député Tammam Salam a estimé qu'il faut rétablir la confiance entre le Liban et la Syrie, ajoutant qu'il est optimiste sur le sujet « à condition qu'on ne recommence pas à mettre en avant les petites choses ».
Les milieux politiques, tous bords confondus, ont en général estimé hier que la réception donnée par l'ambassade de Syrie et l'afflux des personnalités au Pavillon royal du BIEL est un indice positif et montre que les relations entre Damas et Beyrouth sont en train de prendre une tournure étatique et institutionnelle. De même, le discours « de la main tendue » prononcé par l'ambassadeur Ali Abdel Karim Ali a eu des échos positifs. Le député membre du bloc « Liban d'abord » Okab Sakr a estimé hier que la réception de lundi montre que la Syrie recommence à jouer son rôle d'État frère et ami. « Nous sommes très heureux de voir se tenir des réceptions...
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