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Économie - Liban - Rencontre

Une première délégation libanaise à la plus grande cité de distribution d’Europe

Grâce à une initiative organisée par l'Institut de commerce extérieur italien, plusieurs chefs d'entreprise libanais ont eu l'occasion de se rendre à la plus grande entité de distribution en gros européenne. Un moyen pour les deux parties d'examiner les possibilités d'échanges commerciaux méditerranéens.

Vue du « district » qui s’étend sur 5 millions de mètres carrés.

Une première délégation libanaise d'hommes d'affaires a eu l'occasion de se rendre la semaine dernière à la cité des affaires de Nola, une ville du sud de l'Italie, située dans la province de Naples. C'est dans le cadre de la dynamisation des échanges commerciaux entre le Liban et l'Italie, et suite à la présentation de la Délégation commerciale de l'ambassade d'Italie (section promotion des échanges) à Beyrouth, qui s'est tenue le mois dernier à Beyrouth, que cet échange a pu se concrétiser.
La cité des affaires, ou le « district », qui s'étend sur 5 millions de mètres carrés et emploie 9 000 personnes, a été inaugurée en 1986. Cette cité est un conglomérat de trois entités complémentaires qui rassemblent environ 1 000 entreprises. Celles-ci opèrent en synergie afin d'assurer des échanges commerciaux plus efficaces entres les ports de la Méditerranée et le reste du monde. Ainsi, le CIS est la plus grande entité de distribution en gros d'Europe, autant en termes de taille qu'en diversification de produits. L'Interporto, qui offre la logistique des marchandises et des personnes grâce à la diversité des moyens de transport (les voies ferroviaires, l'air, le réseau routier et la mer), est en outre une structure unique dans le sud de l'Italie, incorporée à la ville. Enfin, Volcano Buono, un centre commercial calqué sur le modèle du Vésuve, comprend, mises à part les 160 boutiques, un hôtel, des restaurants, un hypermarché et 8 000 places de parking, entre autres. Par souci de faciliter les opérations quotidiennes et les formalités, il existe même un bureau de douanes, des stations d'essence, des institutions bancaires et un héliport. En somme, une structure colossale qui préconise les relations commerciales internationales. C'est donc dans une optique d'intégration des échanges mondiaux que la cité invite, depuis deux ans maintenant, des délégations étrangères à la recherche du label « made in Italy » et à visiter les lieux, et organise des rencontres avec des entreprises italiennes désireuses d'élargir leurs horizons de vente.
Pour le responsable des relations étrangères du CIS, Daniele Trosini, qui a souligné que le but de ces rencontres est « d'offrir des opportunités commerciales », les entrevues qui se sont tenues cette semaine entre 15 hommes d'affaires libanais et les entreprises italiennes ne sont que « le premier volet de rencontres qui auront lieu entre Libanais et opérateurs italiens ». En fait, ce premier lot de chefs d'entreprise a eu l'occasion de rencontrer 160 entreprises italiennes spécialisées, notamment dans le textile, l'habillement, les chaussures et la maroquinerie. Ces rencontres ont été de deux types : d'abord les « Business to Business » (B2B), c'est-à-dire les rencontres bilatérales entre hommes d'affaires, ensuite, la visite des salles d'exposition afin d'évaluer concrètement les produits. Le responsable des relations étrangères et le responsable marketing Fulvio Guida ont tous deux expliqué que « les Libanais ont montré un intérêt pour des franchises potentielles pendant que parallèlement, les entreprises italiennes perçoivent le marché libanais en tant que marché fertile, d'une part, et une plate-forme régionale, d'autre part ». Pour ces responsables, l'avantage de la cité, CIS-Interporto, réside dans la complémentarité des entités (les opérateurs déposent leurs commandes auprès du CIS et l'Interporto se charge du transport), mais dans les services créés dans le but de répondre aux attentes des visiteurs - un avantage compétitif qui est soutenu par la presse locale.
En effet, dans un souci de consolider et développer l'internationalisation de la cité des affaires de Nola, le quotidien économique de la région du Sud, Il Denaro, soutient les efforts de la cité, mais aussi des entreprises du sud de l'Italie afin de promouvoir le développement des relations extérieures et notamment méditerranéennes. Selon Enzo Agliardi, responsable de la rédaction de ce quotidien qui comporte une section réservée aux activités commerciales du bassin méditerranéen (un marché de 40 millions de personnes), la presse est un instrument incontournable au service du développement de ces échanges. Un instrument qui, selon lui, « permet aux personnes intéressées d'obtenir, en temps réel, les informations dont elles ont besoin ».
Enfin, et pour ce qui est d'un premier bilan concret, Daniele Trosini a révélé lors de la réunion consacrée au compte rendu final entre journalistes, « que selon les premières estimations, le montant total des commandes déposées par les chefs d'entreprise libanais varierait entre 50 000 et 100 000 euros - un bilan positif pour ce premier contact », selon le responsable des relations extérieures.
Une première délégation libanaise d'hommes d'affaires a eu l'occasion de se rendre la semaine dernière à la cité des affaires de Nola, une ville du sud de l'Italie, située dans la province de Naples. C'est dans le cadre de la dynamisation des échanges commerciaux entre le Liban et l'Italie, et suite à la présentation de la Délégation commerciale de l'ambassade d'Italie (section promotion des échanges) à Beyrouth, qui s'est tenue le mois dernier à Beyrouth, que cet échange a pu se concrétiser.La cité des affaires, ou le « district », qui s'étend sur 5 millions de mètres carrés et emploie 9 000 personnes, a été inaugurée en 1986. Cette cité...
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