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Moyen Orient et Monde - Pakistan

Zardari remet le pouvoir exécutif au Premier ministre

Le président du Pakistan, Asif Ali Zardari, a promulgué hier une réforme de la Constitution qui transfère l'exercice de ses pouvoirs exécutifs au Premier ministre, Yousuf Raza Gilani, et rétablit le régime parlementaire qui prévalait avant les deux derniers putschs.
Au cours d'une cérémonie publique, le chef de l'État a signé le 18e amendement constitutionnel voté récemment par l'Assemblée nationale et le Sénat. Ce texte remet au chef du gouvernement notamment les pouvoirs de dissoudre la Chambre basse et de nommer aux postes-clés de l'administration et de l'armée. Elle prive en outre le président du pouvoir de démettre le gouvernement, prérogative qui revient aux députés. Le chef de l'État n'aura donc plus qu'un rôle essentiellement honorifique. Cet amendement rétablit le régime parlementaire classique instauré par la Constitution de 1973, qui prévalait avant les coups d'État militaires du général Zia ul-Haq en 1977 et du général Pervez Musharraf en 1999. Les deux hommes étaient ensuite devenus des présidents aux pleins pouvoirs.
« C'est un fait sans précédent dans l'histoire politique du Pakistan qu'un dirigeant puisse transmettre ses pouvoirs volontairement au cours d'un processus sans accroc », a commenté le Premier ministre Gilani.
Cette réforme constitutionnelle intervient au moment où la cote de M. Zardari est au plus bas dans l'opinion publique, attaqué de toutes parts pour son inertie dans un pays au bord de la faillite économique, dont la population s'appauvrit de façon dramatique. Et la presse se fait quotidiennement l'écho des nombreuses accusations de corruption remontant à l'époque où il était ministre de son épouse Benazir Bhutto dans les années 1990. Les médias et une large frange de la population continuent de surnommer M. Zardari « M. 10 % » pour les commissions qu'il était accusé de s'attribuer sur les marchés publics et qui lui ont valu 11 ans de prison jusqu'en 2004. Or, même s'il jouit de l'immunité présidentielle, la Cour suprême a récemment annulé une amnistie dont il bénéficiait depuis octobre 2007, une décision qui pourrait permettre, selon certains constitutionnalistes, de contester la légalité de son élection en 2008 alors qu'il était sous le coup d'accusations graves.
Le président du Pakistan, Asif Ali Zardari, a promulgué hier une réforme de la Constitution qui transfère l'exercice de ses pouvoirs exécutifs au Premier ministre, Yousuf Raza Gilani, et rétablit le régime parlementaire qui prévalait avant les deux derniers putschs.Au cours d'une cérémonie publique, le chef de l'État a signé le 18e amendement constitutionnel voté récemment par l'Assemblée nationale et le Sénat. Ce texte remet au chef du gouvernement notamment les pouvoirs de dissoudre la Chambre basse et de nommer aux postes-clés de l'administration et de l'armée. Elle prive en outre le président du pouvoir de démettre le gouvernement, prérogative qui revient aux députés. Le chef...
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