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Économie - Dette

L’Europe finalise les détails de son plan d’aide à la Grèce

Les ministres des Finances de la zone euro « ont expliqué à quel stade étaient arrivés leurs préparatifs techniques et législatifs » nationaux pour activer des prêts bilatéraux à Athènes.

Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (au centre) lors de la rencontre des ministres de la zone euro. Dominique Faget/AFP

Les ministres des Finances de la zone euro se sont dit satisfaits vendredi à Madrid de l'état d'avancement de leur plan d'aide sans précédent à la Grèce, sur lequel Athènes souhaite des clarifications sans pour autant demander son activation dans l'immédiat.
Les grands argentiers des 16 pays partageant l'euro « ont expliqué à quel stade étaient arrivés leurs préparatifs techniques et législatifs » nationaux pour activer des prêts bilatéraux à la Grèce « pour le cas où le mécanisme serait déclenché », a indiqué leur chef de file, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. « Ces travaux préparatoires dans les États membres de la zone avancent à une allure satisfaisante, tout comme d'ailleurs les discussions avec le Fonds monétaire international, qui portent sur le programme d'assistance commun », a-t-il ajouté.
Les pays de la zone euro ont mis dimanche dernier à disposition de la Grèce un plan d'aide sans précédent, passant par des prêts d'au moins 30 milliards d'euros, associés à ceux du FMI, pour l'aider à sortir de la crise budgétaire dans laquelle elle est engluée.
Tous les pays de la zone euro y participeraient. Son activation nécessiterait notamment une ratification par les Parlements nationaux dans un certain nombre d'entre eux.
La Grèce a entamé jeudi le processus qui pourrait enclencher l'activation de ce mécanisme d'aide.
Le gouvernement veut clarifier le mécanisme et a demandé l'ouverture de discussions avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le FMI sur « un programme de politiques économiques », toutefois « sans que cela constitue une demande d'aide ». Il s'agit notamment de définir les conditions auxquelles les prêts seraient accordés, c'est-à-dire les efforts qui seraient demandés à la Grèce.
Des travaux techniques ont débuté cette semaine entre la Commission européenne, la BCE et le FMI. Les trois institutions ont indiqué qu'elles allaient envoyer des missions à Athènes lundi pour commencer à parler des politiques à mettre en place avec les autorités grecques.
« Il s'agit de préparer un programme conjoint de conditionnalité et de financement », a précisé le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn. Cependant, « il n'y a aucune demande du gouvernement grec », a-t-il réaffirmé à l'issue de la réunion.
L'Allemagne, réticente depuis le début à une aide financière, continue à affirmer que celle-ci n'est pas encore à l'ordre du jour. « Nous croyons toujours que les Grecs sont sur la bonne voie, et qu'au final ils n'auront peut-être pas besoin d'utiliser l'aide », a déclaré le ministre des Finances Wolfgang Schäuble à la radio allemande SWR.
« Nous soutenons le fait que les négociations ont été entamées, mais aussi que le programme permette à la Grèce de continuer à se refinancer sur les marchés », a dit à Madrid le secrétaire d'État allemand aux Finances, Jrg Asmussen.
La presse grecque, qui parie sur un recours final d'Athènes au mécanisme, prévoit un durcissement supplémentaire de la cure d'austérité demandée.
Selon le quotidien libéral Kathimérini vendredi, la zone euro et le FMI « vont imposer des mesures supplémentaires cette année et les deux prochaines incluant des baisses de salaires dans le privé (...), des licenciements plus faciles et des fermetures d'organismes publics ».
Les Européens ont déjà demandé à Athènes de prendre toute une série de mesures d'économies afin de réduire de façon drastique son énorme déficit, qui a été chiffré à 12,9 % du produit intérieur brut en 2009.
Les ministres des Finances de la zone euro se sont dit satisfaits vendredi à Madrid de l'état d'avancement de leur plan d'aide sans précédent à la Grèce, sur lequel Athènes souhaite des clarifications sans pour autant demander son activation dans l'immédiat.Les grands argentiers des 16 pays partageant l'euro « ont expliqué à quel stade étaient arrivés leurs préparatifs techniques et législatifs » nationaux pour activer des prêts bilatéraux à la Grèce « pour le cas où le mécanisme serait déclenché », a indiqué leur chef de file, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. « Ces travaux préparatoires dans les États...
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