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Économie - Liban - Dette

Moody’s relève la notation des obligations libanaises

L'agence de notation financière Moody's a relevé mardi la note des obligations du gouvernement libanais, de B2 à B1, en raison de la résistance de son système bancaire à la crise mondiale et l'amélioration de son climat politique.
Dans un communiqué, l'agence précise avoir aussi relevé le plafond sur les dépôts bancaires en devises de B2 à B1, ainsi que le plafond des obligations sur les devises étrangères de B1 à Ba3.
L'agence estime également stable la perspective sur la notation souveraine du Liban.
« Les finances publiques libanaises ont prouvé leur résistance aux grands chocs politiques et économiques ces dernières années », déclare dans un communiqué Tristan Cooper, haut responsable du groupe risques souverains de Moody's.
« Cela est dû au renforcement de la résistance du système bancaire national, qui est le principal créditeur du gouvernement », ajoute-t-il, expliquant que « la confiance dans le système financier libanais est soutenue par l'important matelas de réserves de devises étrangères de la Banque centrale et sa régulation efficace des banques nationales ».
L'agence souligne que les réserves en devises étrangères de la Banque centrale ont atteint 26,9 milliards de dollars fin février 2010, contre 9,8 milliards à la fin 2007. Les réserves en or de l'institution sont en outre estimées à 10,1 milliards de dollars. Dans son communiqué, l'agence a précisé que ces réserves totales constituent le principal atout du pays et le placent désormais dans une position confortable pour faire face aux chocs financiers externes.
Moody's s'est en outre attardé dans son rapport sur la situation bancaire du pays, soulignant le niveau élevé des liquidités et des fonds propres qui caractérisent les banques locales. L'agence a indiqué à cet égard que les dépôts bancaires ont augmenté de 20 % au cours des douze derniers mois (jusqu'à fin février 2010), grâce notamment aux transferts de la diaspora, se félicitant, en parallèle, de la résilience des banques face à la crise financière internationale. Cette résilience résulte du fait que les établissements locaux n'étaient pas exposés aux produits financiers toxiques, en raison des nombreuses régulations imposées par la Banque du Liban (BDL), a ajouté le rapport.
Moody's rappelle toutefois que le Liban souffre d'une importante dette publique, estimée à 50 milliards de dollars, de la lenteur de la mise en place de réformes économiques, ainsi que d'un climat politique qui reste « tendu » et « la menace persistante d'une escalade avec Israël ».
Rappelons enfin que l'agence internationale Fitch avait relevé fin mars la notation de la dette souveraine libanaise de « B- » à « B », justifiant sa décision par la chute du ratio de dette au produit intérieur brut (PIB) de 180 % en 2006 à 148 % en 2009, ainsi que par la solidité du secteur bancaire et le maintien de la stabilité politique. 
Dans un communiqué, l'agence précise avoir aussi relevé le plafond sur les dépôts bancaires en devises de B2 à B1, ainsi que le plafond des obligations sur les devises étrangères de B1 à Ba3.L'agence estime également stable la perspective sur la notation souveraine du Liban.« Les finances publiques libanaises ont prouvé leur résistance aux grands chocs politiques et économiques ces dernières années », déclare dans un communiqué Tristan Cooper, haut responsable du groupe risques souverains de Moody's.« Cela est dû au renforcement de la résistance du système bancaire national, qui est le principal créditeur du gouvernement », ajoute-t-il, expliquant que...
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