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Moyen Orient et Monde - Sommet

La communauté internationale s’engage sur la sécurité nucléaire

Lors de la clôture du sommet, les participants se sont engagés à la sécurisation des matériaux vulnérables en quatre ans.

La photo de famille après la clôture du sommet nucléaire de Washington. Éric Feferberg/AFP

Les participants au sommet nucléaire de Washington se sont engagés hier à parvenir en quatre ans à une sécurisation des matériaux fissiles courant le risque d'être détournés par des terroristes, après un appel à l'action du président américain Barack Obama. « Nous saluons et rejoignons l'appel du président Obama en œuvrant ensemble à améliorer la sécurité nucléaire », ont indiqué les participants dans le texte obtenu par l'AFP.
Quelques heures auparavant, en ouvrant la deuxième et dernière journée de ce sommet réuni sous ses auspices, M. Obama avait pressé ses invités de passer à l'action pour effectuer « de vrais progrès pour la sécurité de nos concitoyens ». « Le risque d'un affrontement nucléaire entre des pays a diminué, mais le risque d'une attaque nucléaire a augmenté », a aussi affirmé le dirigeant américain, selon qui « des réseaux terroristes comme el-Qaëda essaient d'obtenir les matériaux nécessaires à l'élaboration d'une arme nucléaire ». « Si jamais ils y parvenaient, ils l'utiliseraient certainement », a-t-il assuré.
De la matière fissile « de la taille d'une pomme » peut suffire à tuer des milliers de personnes, a rappelé M. Obama, qui a également révélé qu'une deuxième édition du sommet aurait lieu en 2012 en Corée du Sud, un choix hautement symbolique étant donné que son voisin et ennemi, la Corée du Nord, s'est retrouvé au ban des nations pour s'être doté de la bombe. Le président sud-coréen Lee Myung-bak a affirmé que Pyongyang serait invité à ce prochain rassemblement s'il s'engageait à abandonner son arsenal nucléaire, et a exhorté le régime à reprendre les pourparlers lors desquels il s'était engagé à renoncer à la bombe atomique en échange d'une aide économique et de garanties sur sa sécurité.
Après l'Ukraine, le Chili et le Canada la veille, M. Obama a salué l'engagement annoncé hier par le Mexique de se débarrasser de son uranium hautement enrichi, une « décision très importante », selon le président américain. De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé en marge du sommet que la Russie prévoyait de consacrer jusqu'à 2,5 milliards de dollars pour supprimer le plutonium de son programme de défense.
Comme la veille, M. Obama devait poursuivre ses entretiens bilatéraux avec des dirigeants étrangers, en particulier avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et la chancelière allemande Angela Merkel. Ces discussions sont l'occasion de faire progresser l'idée de sanctions contre le régime islamique iranien, soupçonné malgré ses dénégations de vouloir se doter d'une arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil. Le porte-parole de la diplomatie américaine a assuré que « la crédibilité internationale était en jeu » dans ce dossier. Mais si le président chinois Hu Jintao a affirmé que son pays « s'oppose fermement à la prolifération », sa rencontre lundi avec M. Obama à Washington a débouché sur des déclarations contradictoires au sujet de l'Iran. Les Américains ont affirmé que « les deux présidents sont d'accord pour que leurs délégations travaillent ensemble sur des sanctions » à l'ONU, tandis que Pékin a assuré que « la Chine a toujours soutenu que le dialogue et la négociation sont le meilleur moyen de trouver une solution à ce problème ». La Chine « va dans le bon sens » dans le processus mis en route pour faire renoncer l'Iran à son programme nucléaire controversé, mais il n'est pas encore acquis qu'elle participe à des sanctions, a estimé pour sa part Mme Merkel.
Côté iranien, le président Mahmoud Ahmadinejad a estimé que l'Iran est « la seule chance de succès » pour Barack Obama après l'impasse dans laquelle se trouvent les États-Unis dans la région. « Il n'a qu'une chance de succès et de rester chef de l'État. Obama ne peut rien faire en Palestine. Que peut-il faire en Irak ? Rien, et l'Afghanistan est trop compliqué », a-t-il dit. « La meilleure chose à faire pour lui est d'accepter et de respecter l'Iran, et d'entrer en coopération » avec Téhéran, a ajouté le président iranien. « De nombreuses opportunités nouvelles s'ouvriront alors à lui », a-t-il assuré.
Les participants au sommet nucléaire de Washington se sont engagés hier à parvenir en quatre ans à une sécurisation des matériaux fissiles courant le risque d'être détournés par des terroristes, après un appel à l'action du président américain Barack Obama. « Nous saluons et rejoignons l'appel du président Obama en œuvrant ensemble à améliorer la sécurité nucléaire », ont indiqué les participants dans le texte obtenu par l'AFP.Quelques heures auparavant, en ouvrant la deuxième et dernière journée de ce sommet réuni sous ses auspices, M. Obama avait pressé ses invités de passer à l'action pour effectuer « de vrais...
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