La Ligue arabe a appelé mardi les Palestiniens à refuser "d'obtempérer" à tout ordre de l'armée israélienne pouvant conduire à l'expulsion de ressortissants palestiniens séjournant en Cisjordanie occupée.
L'organisation panarabe, réunie à son siège au Caire au niveau des représentants permanents de ses 22 membres, appelle dans une déclaration écrite les Palestiniens "à rejeter cette décision et ne pas y obtempérer".
Elle affirme son "total soutien aux démarches du peuple palestinien dans les territoires occupés en vue de contrer cette décision", ajoutant qu'elle "se tient au côté de l'Autorité palestinienne dans son refus de cette décision et de tout ce qui en résulte".
La déclaration qualifie le nouvel ordre de l'armée israélienne en ce sens de "raciste" et accuse Israël de vouloir "mettre en oeuvre une politique d'expulsions" contre les Palestiniens.
La Ligue arabe ajoute avoir demandé aux pays arabes au sein de l'Assemblée générale de l'ONU d'appeler à une réunion d'urgence sur le sujet.
L'Egypte, l'un des deux voisins arabes d'Israël avec la Jordanie à avoir signé un traité de paix avec l'Etat hébreu, a déclaré "rejeter totalement la décision" israélienne.
Dans un communiqué, le ministère égyptien des Affaires étrangères a affirmé qu'il "tiendra Israël responsable de la mise en oeuvre (de la décision) et de ses conséquences possibles".
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a qualifié, depuis Madrid, "d'illégal" ce nouvel ordre de l'armée israélienne.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a indiqué de son côté que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et la présidence tournante espagnole de l'Union européenne avaient demandé des "éclaircissements" aux autorités israéliennes sur cet ordre militaire et indiqué que l'UE "réagirait" une fois obtenues ces explications.
Le israélien quotidien Haaretz, ainsi qu'une organisation opposée à l'occupation israélienne en Cisjordanie, Hamoked, avaient indiqué dimanche qu'un nouvel ordre de l'armée visant à empêcher les infiltrations pourrait permettre l'expulsion ou l'arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie.
L'armée israélienne a démenti avoir l'intention de procéder à des expulsions massives après l'entrée en vigueur prévue mardi de cet ordre militaire. Selon un responsable militaire, l'ordre qui vise des personnes séjournant illégalement en Cisjordanie "touchera très peu de gens".
A Paris, le ministère des Affaires étrangères s'est déclaré "très préoccupée" par la décision d'Israël "de modifier les règles d'expulsion des ressortissants palestiniens séjournant en Cisjordanie" et en appelle au respect de leur liberté de résidence.
L'organisation panarabe, réunie à son siège au Caire au niveau des représentants permanents de ses 22 membres, appelle dans une déclaration écrite les Palestiniens "à rejeter cette décision et ne pas y obtempérer".
Elle affirme son "total soutien aux démarches du peuple palestinien dans les territoires occupés en vue de contrer cette décision", ajoutant qu'elle "se tient au côté de l'Autorité palestinienne dans son refus de cette décision et de tout ce qui en...


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