Berlusconi, qui avait dû faire face l'an dernier à la grogne du patronat qui jugeait son action insuffisante face à la crise, a prévenu que sa marge de manoeuvre était limitée à cause du système italien qui ne donne "aucun pouvoir à l'exécutif"./
"Nous avons trois ans devant nous sans élections et il important que nous n'ayons pas que des promesses mais des engagements. Les 5 000 entrepreneurs qui sont ici te demandent de prendre des engagements", a insisté Emma Marcegaglia, présidente de l'organisation patronale italienne Confindustria, en s'adressant directement au chef du gouvernement présent dans la salle.
"Nous sommes le moteur du pays" et "nous avons besoin de décisions claires, sérieuses", a-t-elle ajouté, lors de ce congrès de la Confindustria qui s'est tenu vendredi et samedi à Parme pour le centenaire de l'organisation. L'Italie a "décliné depuis dix ans" mais "aujourd'hui, nous sentons l'exigence de tourner la page", a-t-elle poursuivi, ovationnée.
Affectée en particulier par une faible productivité du travail, l'économie italienne a connu une croissance inférieure à celle des autres grands pays européens avant la crise. Et désormais, alors que son PIB a chuté de 5% en 2009 contre -2,2% pour la France, elle fait face à une reprise incertaine.
Au sein de la base du patronat, la demande de réformes est forte. "Jusqu'à présent, le gouvernement n'en a pas fait assez et les perspectives sont très inquiétantes pour notre tissu industriel fragile", note Antonio Campanile, président de Saci Industrie, une PME basée près de Pérouse (centre).
Applaudi à plusieurs reprises par ces entrepreneurs qui sont l'une des bases de son électorat, le Cavaliere, refusant de parler de déclin, a assuré que son gouvernement, sorti renforcé des élections régionales fin mars, répondrait à ces attentes.
"Je veux vous rassurer. Nous partageons votre demande de réformes. Nous avons eu la chance d'avoir l'appui des électeurs" lors des régionales, "ce qui nous permet d'avoir trois ans de travail fructueux devant nous" d'ici la fin de la législature en 2013, a-t-il déclaré.
Mais Berlusconi, qui avait dû faire face l'an dernier à la grogne du patronat qui jugeait son action insuffisante face à la crise, a tout de même prévenu que sa marge de manoeuvre était limitée à cause du système italien qui ne donne "aucun pouvoir à l'exécutif" et qu'il veut modifier en s'inspirant du régime français.
Pour le patronat italien, les réformes à mener en priorité sont la réduction du poids de l'administration, un "cancer" qui ronge l'Italie selon Mme Marcegalia, et la baisse des impôts.
Alors que le gouvernement a promis de faire une grande réforme fiscale d'ici 2013, elle a exigé des "signaux avant", notamment sur la taxe professionnelle que M. Berlusconi avait promis de réduire l'automne dernier.
La "patronne des patrons", qui s'est dite consciente de l'ampleur de la dette publique italienne, a également demandé au gouvernement de débloquer une enveloppe de 2,5 milliards d'euros pour les investissements dans les infrastructures et la recherche et développement.
Selon la Confindustria, ces réformes pourraient permettre au PIB italien de croître de 2% par an.
En revanche, sans réformes, le PIB italien par habitant, qui est actuellement inférieur de 4,1 points à la moyenne de l'Union européenne, se retrouverait inférieur de dix points, estime l'organisation patronale.
"Nous sommes le moteur du pays" et "nous avons besoin de décisions claires, sérieuses", a-t-elle ajouté, lors de ce congrès de la Confindustria qui s'est tenu vendredi et samedi à Parme pour le centenaire de l'organisation. L'Italie a "décliné depuis dix ans" mais "aujourd'hui, nous sentons l'exigence de tourner la page", a-t-elle poursuivi, ovationnée.
Affectée en particulier par une...


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