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Économie - Dette

La perspective d’une aide à la Grèce se précise

La perspective d'une aide à la Grèce se précise, alors que les pays de la zone euro se sont mis d'accord hier sur les modalités de leur projet de prêts à ce pays malgré les réticences persistantes de l'Allemagne à payer. « Il y a un accord sur le taux d'intérêt qui serait appliqué à la Grèce si elle devait faire appel au plan d'aide », a indiqué à l'AFP une source diplomatique européenne à l'issue d'une réunion de hauts fonctionnaires des ministères des Finances et des directions du Trésor à Bruxelles. Cet accord permettrait à la Grèce de se refinancer à un taux « moins élevé que le taux actuel du marché pour la dette grecque », sans que « ce soit un cadeau pour autant », a ajouté cette source, sans donner plus de précisions sur le taux d'intérêt qui serait appliqué.
Le taux exigé de la Grèce pour emprunter sur dix ans est actuellement très élevé, supérieur à 7 %, soit plus du double de l'Allemagne, référence des marchés. Plusieurs responsables politiques européens ont indiqué hier que l'Union européenne (UE) était prête à aider si nécessaire la Grèce, qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans la crise financière, nourrissant l'idée que cette perspective se rapprochait. « Nous serons prêts à intervenir si les Grecs le demandent », a déclaré le président de l'UE Herman Van Rompuy hier au journal français Le Monde et à trois autres journaux européens. Il a ajouté que les modalités techniques et concrètes du mécanisme pourraient encore être précisées si besoin lors d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro vendredi prochain à Madrid. L'Union européenne est prête à activer son plan de soutien financier à la Grèce « à tout moment », a renchéri à Paris le président français Nicolas Sarkozy. « Nous avons intérêt à apporter tout notre soutien, sinon il y aura des conséquences très négatives sur notre monnaie », a dit le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, présent à ses côtés. Les dirigeants européens se sont mis d'accord le 25 mars sur un mécanisme, associant des prêts de pays de la zone euro et du FMI, pour aider la Grèce « en dernier recours » si elle ne parvenait plus à emprunter à des taux raisonnables sur les marchés. Mais son contenu restait encore flou. Du coup, la Grèce a continué ces derniers jours à être déstabilisée sur les marchés financiers avec un renchérissement du coût de ses emprunts. Et ce d'autant que la situation budgétaire grecque a continué à inquiéter.
Dernier coup dur : l'agence de notation Fitch a abaissé de deux crans hier la notation de la dette à long terme du pays, invoquant l'accroissement des « défis budgétaires » auxquels la Grèce doit faire face. L'UE s'est donc trouvée contrainte d'accélérer le mouvement pour préciser le dispositif d'aide, notamment sur une question centrale : le niveau des taux d'intérêt qui seraient attachés aux prêts des partenaires de la zone euro. L'accord du 25 mars se contentait d'indiquer qu'ils ne contiendraient « aucun élément de subvention », à savoir qu'ils ne seraient pas trop bas, laissant encore une marge d'interprétation très large. Pour activer l'aide, il faudra toutefois l'accord l'Allemagne, qui a obtenu un droit de veto et se montre depuis le début très réticente à sortir son chéquier. Le gouvernement allemand est resté prudent hier sur le sujet. Il a assuré par la voix d'un porte-parole du ministère des Finances que le plan d'aide « peut être mis en œuvre rapidement ». Mais, a-t-il ajouté, « nous croyons que la Grèce peut arriver à atteindre ses objectifs par ses propres moyens », évoquant « des signaux encourageants » comme la réduction par la Grèce au premier trimestre de son déficit.
La perspective d'une aide à la Grèce se précise, alors que les pays de la zone euro se sont mis d'accord hier sur les modalités de leur projet de prêts à ce pays malgré les réticences persistantes de l'Allemagne à payer. « Il y a un accord sur le taux d'intérêt qui serait appliqué à la Grèce si elle devait faire appel au plan d'aide », a indiqué à l'AFP une source diplomatique européenne à l'issue d'une réunion de hauts fonctionnaires des ministères des Finances et des directions du Trésor à Bruxelles. Cet accord permettrait à la Grèce de se refinancer à un taux « moins élevé que le taux actuel du marché pour la...
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