L'année 2010, adoption du projet d'architecture et lancement des travaux de réhabilitation et de production culturelle pour au moins deux ans...
Objet architectural unique, sa réhabilitation associera préservation patrimoniale, développement durable et énergies renouvelables, architecture contemporaine et innovation technologique : un regard résolument tourné vers l'avenir.
Situé sur l'ancienne ligne de démarcation, cet immeuble des années 1930 offre aujourd'hui une image unique à travers une architecture originale, combinaison du travail de Youssef Aftimos et de Fouad Kozah par la suite. La superposition de cette architecture domestique et d'une ingénierie guerrière élaborée par les francs-tireurs qui l'ont occupé à partir de 1975. Ce bâtiment chargé d'émotion est un témoin de l'histoire de Beyrouth.
Un projet signé municipalité de Beyrouth. La municipalité pilote la réhabilitation de la maison jaune dont elle est propriétaire depuis 2003. Elle finance cette opération et en conduit la réalisation. Elle a commissionné l'architecte Youssef Haïdar pour concevoir le projet de réhabilitation et de scénographie. À travers cette réalisation, elle impulse une politique de sauvegarde du patrimoine beyrouthin, geste hautement symbolique au regard de l'histoire du lieu, de la ville et de ses habitants.
L'apport de Paris. Les liens qui unissent Paris et Beyrouth sont très anciens et s'illustrent par des relations de coopération renforcées à partir de 2006. Dans ce cadre, la ville de Paris apporte, depuis septembre 2008, une assistance technique à la municipalité de Beyrouth pour mener à bien le projet de réhabilitation de la maison jaune.
La société civile. Depuis le démarrage du projet, la municipalité est en dialogue permanent avec la société civile, qui est associée à toutes les étapes de l'opération à travers un comité scientifique consultatif constitué d'universitaires, d'architectes, de militants et d'associations... Des conférences ouvertes au public, organisées avec le soutien de l'ambassade de France, ont permis d'élargir les débats.
Cette démarche participative se traduira par l'implication de la société civile dans l'association chargée de gérer Beit Beirut aux côtés de la municipalité.

