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Sport

Le Bayern, diabolique devant, un peu angélique derrière

L'Olympique lyonnais va croiser en demi-finales de la Ligue des champions (21 et 27 avril) un Bayern Munich redoutable et imprévisible en attaque, avec Robben et Ribéry, mais un peu friable en défense, à l'image de Badstuber. De quoi donner des idées à l'OL.

Avec son duo offensif de choc, Robben-Ribéry, le Bayern possède toutes les armes pour battre Lyon. La défense lente et souvent dépassée est le grand point faible des Bavarois. À Lyon de savoir exploiter cette faille.Oliver Lang/DDP/AFP

La double confrontation contre Manchester United (2-1/2-3) a parfaitement mis en lumière les forces et faiblesses du géant bavarois, qui a réussi à éliminer une équipe a priori plus forte que lui, comme l'OL en 8e contre le Real Madrid.

Robben-Ribéry,
les insaisissables
« Manchester a plein de joueurs capables de changer le cours d'un match à eux seuls, nous n'en avons que deux », se plaignait Louis Van Gaal avant le quart de finale retour, évoquant Arjen Robben et Franck Ribéry. Mais ces deux joueurs sont assez forts pour continuer ainsi jusqu'à la victoire finale.
Le Néerlandais a été étincelant mercredi à Old Trafford, qualifiant son équipe d'une volée lumineuse. Il l'avait déjà fait en 8e retour à Florence, marquant là encore le but à l'extérieur de la qualification (2-3, 2-1 à l'aller).
Le Français avait lui remis son équipe à flots au match aller contre ManU, égalisant sur coup franc, et a dans les pieds de quoi rendre folle n'importe quelle défense.
Leur sens du dribble, leur inventivité et leur aisance technique peuvent débloquer toutes les situations, d'autant qu'ils disposent en pointe d'un joueur à même d'exploiter leur travail, Ivica Olic, le meilleur buteur du club en C1 cette saison (4 buts).

Le Bayern
n'abdique jamais
Cette équipe s'ingénie à faire respecter l'adage qui veut qu'avec les Allemands, le match ne soit jamais terminé. En 8e comme en quart, le Bayern a plusieurs fois semblé hors course avant de ressusciter. Il est deux fois revenu au score contre la Fiorentina (le Bayern a même eu la « chance » de marquer un but hors-jeu à l'aller) et a réussi à se remettre d'un 3-0 en 40 minutes contre Manchester !
En poules déjà le Bayern avait eu les nerfs solides : au bord de l'élimination, il a atteint le second tour en torpillant la Juventus chez elle (4-1).

Une défense et un gardien un peu lourds
Le point faible du Bayern se situe derrière. Les Bavarois alignent les pires statistiques défensives des quatre demi-finalistes : ils ont encaissé 13 buts (6 pour Lyon, 7 pour le Barça et l'Inter).
Leur gardien Hans-Jurg Butt est certes buteur (contre la Juve sur penalty), il fait un meilleur successeur du grand Kahn que le peu convaincant Rensing (titulaire l'an dernier), mais il n'appartient pas au Gotha des goals, où Hugo Lloris toque à la porte... À Old Trafford, Butt est par exemple resté enraciné sur le premier but, une frappe pourtant pas bien méchante de Gibson.
La défense centrale, Daniel Van Buyten-Martin Demichelis est bagarreuse, quelquefois un peu vicieuse (voir le coup du Belge sur la cheville blessée de Rooney), mais tout de même assez lente. Lisandro, Delgado, Bastos, Pjanic et Cie peuvent lui faire mal.
Enfin si Philippe Lahm, à droite, tient son rang, le latéral gauche, Holger Badstuber, est encore trop juste, à 21 ans. Il a été baladé par le Mancunien Valencia et avait déjà souffert contre Jovetic et Montolivo à l'aller contre la Fiorentina. Et l'autre solution, l'Autrichien David Alaba, n'a que 17 ans.

Van Bommel
va leur manquer
Enfin, pour l'aller le 21 avril à l'Allianz Arena, le Bayern sera privé de son capitaine, Mark Van Bommel, suspendu. Le Néerlandais galvanise les siens et sait durcir un match, la mémoire lyonnaise ne l'aura pas oublié tant il avait fait souffrir Juninho, l'ex-capitaine de l'OL, lors des précédentes confrontations entre les deux équipes ou quand Van Bommel jouait au PSV Eindhoven (qui avait éliminé Lyon en quarts de la C1 2005). Son absence reste une bonne nouvelle pour Lyon.
La double confrontation contre Manchester United (2-1/2-3) a parfaitement mis en lumière les forces et faiblesses du géant bavarois, qui a réussi à éliminer une équipe a priori plus forte que lui, comme l'OL en 8e contre le Real Madrid.Robben-Ribéry, les insaisissables« Manchester a plein de joueurs capables de changer le cours d'un match à eux seuls, nous n'en avons que deux », se plaignait Louis Van Gaal avant le quart de finale retour, évoquant Arjen Robben et Franck Ribéry. Mais ces deux joueurs sont assez forts pour continuer ainsi jusqu'à la victoire finale.Le Néerlandais a été étincelant mercredi à Old Trafford, qualifiant son équipe d'une volée lumineuse. Il l'avait déjà...
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