Gilles Simon, considéré comme le plus doué des joueurs français du classement ATP, s’est reblessé au genou. Le « Mousquetaire » traîne cette blessure depuis Roland-Garros en 2009. AFP/Getty Images
« Mes chances d'y participer sont minimes », avoue Simon, avant d'aller s'« enfermer trois semaines » chez lui à Neuchâtel en attendant de pouvoir reprendre la raquette, dans un mois au mieux.
D'ici là, il aura raté presque toute la saison sur terre battue, dégringolé un peu plus au classement ATP, où il ne pointe déjà plus qu'au 26e rang, et fait plus ample connaissance avec la première grande épreuve de sa carrière.
« Mentalement, ce n'est pas super, mais je n'ai pas le choix, explique le joueur de 25 ans. Le classement recule mais, à la limite, je m'en moque. La priorité est de pouvoir rejouer à fond, sans me poser de questions. »
Cela fait un an que ce n'est plus le cas, depuis qu'il s'est tordu le genou droit à Roland-Garros 2009, avec à la clé une lésion au tendon sous-rotulien qu'ont connue - et soigné - des joueurs comme Nadal, Roddick ou Tsonga.
« Il n'y a pas d'inquiétude à avoir, car je sais que ça va guérir, il faut juste que je prenne mon mal en patience. Mais c'est dingue comment un truc aussi petit, d'à peine six millimètres, peut faire aussi mal », souffle Simon.
Alternant périodes de répit et épisodes de douleur intense, il a joué toute la saison 2009, jusqu'à remporter le cinquième titre de sa carrière à Bangkok. Il espérait alors qu'un repos complet de deux mois à l'intersaison chasserait définitivement le mal.
Regrets
Mais alors qu'il avait déjà dû retarder sa reprise et zapper l'Open d'Australie en janvier, il s'est fait à nouveau mal il y a deux semaines au tournoi challenger de Sunrise, où il était venu chercher repères et confiance, après avoir perdu tous ses matches depuis le début d'année.
Désormais, « je ne vais pas refaire la même erreur de me précipiter. Je vais m'arrêter et tant que ce n'est pas nickel, je ne reprends pas. Si je n'avais pas été aussi pressé de rejouer, ce serait peut-être déjà passé », explique Simon, avouant des regrets quant à la gestion de sa blessure.
« On aurait pu gagner trois mois, mais il faut payer pour apprendre, relativise son entraîneur, Thierry Tulasne. Le problème c'est que cette blessure, on peut jouer avec sous anti-inflammatoires. Gilles l'a fait pendant six mois. Maintenant, on va tout faire pour qu'il en guérisse. »
Tulasne compte profiter de la période de repos forcé pour travailler certains aspects techniques, comme le service, et combler un déficit de masse musculaire au niveau des cuisses qui n'est, à son avis, pas étranger à la blessure de son élève.
Et lorsqu'il sera l'heure de repartir au combat, les deux hommes viseront haut. « Gilles a été sixième mondial et connaît le chemin pour y arriver. On a des certitudes. On ne repartira pas de zéro, mais en même temps avec beaucoup d'humilité. On va reprendre à la base et lorsqu'on battra un 200e mondial, eh bien, on lèvera les bras. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef