Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan estime que la question du nucléaire iranien doit être résolue "par la voie diplomatique", dans une interview au Figaro de mardi, avant sa visite officielle de deux jours en France.
"Nous considérons que cette affaire (iranienne) doit être résolue par la voie diplomatique", déclare le Premier ministre turc qui séjournera en France mardi et mercredi.
"Bien sûr", a ajouté M. Erdogan, "des sanctions sont d'actualité, mais je ne pense pas que celles évoquées puissent aboutir à des résultats", poursuit-il. Rappelant que "des sanctions ont déjà été décidées à deux reprises", M. Erdogan affirme que "ceux qui ont pris la décision de les appliquer ont été les premiers à les violer".
"Il y a les Français, les Allemands, les Anglais, les Américains et les Chinois. Ils sont tous impliqués et parviennent encore, par des voies indirectes, à introduire leurs produits en Iran. Nous ne pouvons pas omettre cette réalité", ajoute le Premier ministre turc.
"Par ailleurs, il y a un pays dans la région qui dispose de l'arme nucléaire. Je ne vois pas pourquoi personne ne s'attarde sur ce cas. Cette approche n'est pas équitable", affirme-t-il, faisant allusion à Israël.
Abordant la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, M. Erdogan réaffirme: "non seulement une Turquie dans l'UE ne sera pas une charge pour l'Europe, mais elle contribuera à la soulager".
Le Premier ministre turc est attendu mardi en fin de journée en France, pour la clôture de la saison culturelle turque en France et pour des entretiens politiques avec le président français Nicolas Sarkozy, farouchement opposé à l'entrée de la Turquie dans l'UE.
Recep Tayyip Erdogan a l'intention d'inviter Nicolas Sarkozy pour une visite en Turquie. "Il raconte sans cesse un voyage qu'il a effectué dans sa jeunesse. Il doit venir voir à quoi ressemble la Turquie d'aujourd'hui", a dit au Figaro le dirigeant turc, à propos de Nicolas Sarkozy.
"Lors de ma visite en France, je vais dire au président Sarkozy que nous l'attendons très prochainement en Turquie", a-t-il ajouté. M. Erdogan doit avoir mercredi des discussions avec Nicolas Sarkozy, ainsi qu'avec le Premier ministre François Fillon.
Dans cet entretien au Figaro, le Premier ministre turc réitère ses critiques à l'encontre d'Israël, dont la Turquie est le principal allié dans le monde musulman.
"En ce moment, Israël ne soutient malheureusement pas la paix au Proche-Orient", estime-t-il. "Prenons l'exemple des constructions en Cisjordanie. Le monde entier réclame qu'elles soient stoppées (...) Est-ce qu'Israël s'arrête pour autant ? Non. L'administration israélienne doit contribuer à la paix", ajoute-t-il.
"Nous considérons que cette affaire (iranienne) doit être résolue par la voie diplomatique", déclare le Premier ministre turc qui séjournera en France mardi et mercredi.
"Bien sûr", a ajouté M. Erdogan, "des sanctions sont d'actualité, mais je ne pense pas que celles évoquées puissent aboutir à des résultats", poursuit-il. Rappelant que "des sanctions ont déjà été décidées à deux reprises", M. Erdogan affirme que "ceux qui ont pris la décision de les appliquer...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine