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Liban - Assassinats Politiques

El-Qaëda accuse la Syrie et le Hezbollah

Dans un communiqué unique dans son genre publié sur divers sites islamistes, Saleh el-Karaaoui, l'un des membres d'el-Qaëda les plus recherchés par le régime saoudien, a accusé ouvertement le Hezbollah et la Syrie d'être derrière la série d'assassinats politiques qui ont eu lieu au Liban, innocentant ainsi les groupes islamistes qui, selon lui, ne disposent pas de moyens sophistiqués et de la logistique nécessaire pour commettre de tels attentats.
Dans un texte d'une virulence inédite, el-Karaaoui s'en est également pris à l'armée libanaise, et au leadership sunnite, les accusant de chercher à protéger Israël en empêchant les membres d'el-Qaëda de s'implanter au Liban-Sud pour lancer des opérations militaires contre l'État hébreu.
Présenté comme étant l'un des « commandants des Kataëb Abdallah el-Azzam », Saleh el-Karaaoui a précisé que son groupuscule avait revendiqué les tirs des roquettes en direction d'Israël le 27 novembre dernier.
Il a en outre indiqué que la mise sur pied des « Kataëb Abdallah el-Azzam » a pour objectif « l'ouverture d'un front externe pour saper les centres économiques de l'ennemi et infiltrer ses rangs en y semant la terreur ».
Son groupuscule est divisé en plusieurs cellules, dont celle de « Ziad Jarrah, laquelle était responsable des tirs de roquettes sur le nord d'Israël il y a près d'un an et demi », a-t-il souligné.
Évoquant la division politique qui s'est manifestée au Liban au lendemain de l'assassinat de Rafic Hariri, el-Karaaoui a affirmé qu'un conflit exacerbé s'est déclaré entre « loyalistes et opposants », conflit qui était « libanais en apparence mais qui avait en réalité des prolongements internationaux ». Lors de cette confrontation interne, « l'opposition a eu recours à des éliminations physiques ciblant ses adversaires politiques les plus en vue comme elle en a déjà l'habitude ».
Et de poursuivre : « Les auteurs des ces attentats ont été encore plus loin, accusant les groupuscules islamistes au Liban - leurs ennemis jurés - d'en être responsables, marquant ainsi d'une pierre deux coups. »
Le communiqué précise à ce propos que « l'Occident et le gouvernement libanais savent parfaitement que ces assassinats politiques ne sont pas l'œuvre des islamistes mais plutôt celle de la machine médiatique du régime syrien et du parti chiite, soutenus par les services militaires libanais contrôlés par l'opposition et qui cherchent à compromettre les islamistes ».

« La mainmise du Hezb sur les SR de l'armée
« Je peux vous assurer que les islamistes au Liban ou dans Bilad el-Cham n'ont rien à voir avec l'ensemble de ces assassinats, ni de près ni de loin », a-t-il insisté, soulignant que ces groupuscules ne sont que « la victime » du conflit international qui se répercute en territoire libanais.
Et le texte de poursuivre : « Quand bien même ce type d'attentats serait à la tête des priorités des groupuscules islamistes, ceux qui nous connaissent bien savent pertinemment que les islamistes n'ont pas les moyens d'exécuter ces assassinats avec autant de précision. De telles opérations nécessitent des équipements sophistiqués et de multiples cellules dont certaines ont pour fonction de surveiller et de collecter les informations, d'autres de planifier, d'autres encore d'assurer le financement nécessaire et enfin des cellules chargées d'exécuter sur le terrain. Or cela n'est possible que pour ceux qui ont une mainmise totale sur le système de télécommunications et qui ont réussi à infiltrer les services militaires libanais. »
Saleh el-Karaaoui a d'ailleurs accusé « les forces chiites libanaises d'avoir une mainmise sur les services de renseignements de l'armée qui n'a pas défendu les sunnites » lors de la bataille du 7 Mai.
« Malheureusement, les sunnites sont dans un état de faiblesse et de misère, et souffrent d'injustice. Ils constituent la victime principale au Liban, en Syrie et dans Bilad el-Cham en général », a-t-il poursuivi. « L'armée libanaise applique le principe des deux poids deux mesures. Elle opprime les sunnites, les assassine, les torture, les emprisonne, perquisitionne leurs domiciles et les traite injustement. Cela n'est pas le cas avec les chiites ou les autres communautés », ajoute le communiqué.
Évoquant le rôle du Hezbollah au Liban-Sud, el-Karaaoui a indiqué que le parti « ne fait rien d'autre que jouer au protecteur des juifs. Le plus grand obstacle que nous rencontrons sur le terrain est celui que constitue le parti chiite. Ni il fait la guerre aux juifs ni il nous permet de bouger. Il utilise les services de renseignements de l'armée pour lancer des poursuites contre des membres de la communauté sunnite ». Il a enfin affirmé que son organisation est en confrontation « avec les traîtres libanais, le Hezbollah et les forces de la Finul, ainsi que tous ceux qui protègent le Liban-Sud pour mieux préserver la sécurité des juifs ».
Dans un communiqué unique dans son genre publié sur divers sites islamistes, Saleh el-Karaaoui, l'un des membres d'el-Qaëda les plus recherchés par le régime saoudien, a accusé ouvertement le Hezbollah et la Syrie d'être derrière la série d'assassinats politiques qui ont eu lieu au Liban, innocentant ainsi les groupes islamistes qui, selon lui, ne disposent pas de moyens sophistiqués et de la logistique nécessaire pour commettre de tels attentats.Dans un texte d'une virulence inédite, el-Karaaoui s'en est également pris à l'armée libanaise, et au leadership sunnite, les accusant de chercher à protéger Israël en empêchant les membres d'el-Qaëda de s'implanter au Liban-Sud pour lancer des opérations...
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