Rechercher
Rechercher

Liban

Le Moyen-Orient après Bush, selon Bernard Guetta

La rencontre avec Bernard Guetta, avec comme modérateur le Pr Pascal Monin, a porté sur « Le monde après Bush », résumant ainsi la situation politique et géopolitique sur la scène internationale et au Moyen-Orient, en particulier après le mandat de George W. Bush.
L'éditorialiste français a commencé par résumer le palmarès de George Bush en le qualifiant « d'exceptionnel ». Il a rappelé tout d'abord que l'ancien président américain avait contribué à la chute du président irakien Saddam Hussein. Mais il s'est empressé d'ajouter qu'il avait aussi fait de l'Iran un bastion du chiisme dans une région à majorité sunnite, avec toutes les conséquences que cela implique. Le journaliste a toutefois souligné que « Bush a renversé les talibans en Afghanistan sans se soucier de la reconstruction et du développement de ce pays extrêmement pauvre, ce qui leur a permis aujourd'hui de reprendre le contrôle des deux tiers du pays ».
Abordant le conflit israélo-arabe, Bernard Guetta a évoqué les « relations optimales » entre Ariel Sharon et George W. Bush, ainsi que l'influence israélienne sur la politique américaine qui ont fait que « les États-Unis se sont retrouvés enlisés en Irak, ridiculisés en Afghanistan et amenuisés en Israël ».
Bernard Guetta a également exprimé son inquiétude face à la situation du président actuel, Barack Obama, héritée de ses prédécesseurs, tout en tenant compte de la montée de nouvelles superpuissances comme la Chine, l'Inde et le Brésil : « Barack Obama pourra-t-il s'en sortir ? », s'est-il interrogé. Pour ce qui est de l'Irak, selon lui, la réapparition des sunnites sur la scène politique après les dernières élections constitue un élément positif. Il a ajouté néanmoins qu'il restera à voir comment se fera le retrait des forces armées américaines fin 2011 et si les relations entre les principales formations politiques évolueront dans un sens favorable à la stabilité du pays.
Le journaliste a ensuite dressé un tableau assez pessimiste de l'Afghanistan. « Les Américains et l'OTAN ayant perdu la guerre, l'objectif principal des États-Unis est de stabiliser militairement des régions qu'ils ne peuvent plus contrôler et qui sont sous la coupe du président Karzaï », a-t-il déclaré.
Bernard Guetta a estimé que la situation était encore plus inquiétante en Iran. Selon lui, un bombardement des sites nucléaires ne serait pas une solution adéquate puisque, d'une part, tous les sites n'ont pu être localisés et que, d'autre part, ils sont implantés profondément sous terre. Imposer des sanctions économiques serait donc, à son avis, plus efficace pour ébranler le régime iranien étant donné que le pays souffre d'un taux de chômage très élevé, d'une pénurie de gaz, d'essence et d'un grand nombre de produits de première nécessité. « Cet affaiblissement de l'Iran pourrait bien laisser croire que l'on assiste au commencement de la fin de son régime », a-t-il ajouté.
Dans un autre registre, l'éditorialiste a qualifié la jeunesse iranienne de « brillante, merveilleuse, consciente et judicieuse », et salué « la maturité politique » dont elle avait fait preuve durant les dernières manifestations contre le régime.
Enfin, pour résumer la situation en Israël, Bernard Guetta a abordé sans détours la question palestinienne. Il a affirmé à ce propos : « La seule issue serait que les forces politiques israéliennes admettent et approuvent la création d'un État palestinien, évitant ainsi l'inévitable effondrement de l'État d'Israël à moyen terme et la prise du pouvoir démographique et démocratique par les Palestiniens. »

A. T.
La rencontre avec Bernard Guetta, avec comme modérateur le Pr Pascal Monin, a porté sur « Le monde après Bush », résumant ainsi la situation politique et géopolitique sur la scène internationale et au Moyen-Orient, en particulier après le mandat de George W. Bush. L'éditorialiste français a commencé par résumer le palmarès de George Bush en le qualifiant « d'exceptionnel ». Il a rappelé tout d'abord que l'ancien président américain avait contribué à la chute du président irakien Saddam Hussein. Mais il s'est empressé d'ajouter qu'il avait aussi fait de l'Iran un bastion du chiisme dans une région à majorité sunnite, avec toutes les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut