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Culture - Théâtre

« 35 kilos d’espoir », un spectacle jeunesse complet

Après une tournée de deux ans à travers la France, la Suisse et la Belgique, « 35 kilos d'espoir » a clôturé son périple par deux représentations à Beyrouth. L'occasion de découvrir le talent de Carl Hallak, le comédien en solo de cette pièce adaptée d'un roman jeunesse d'Anna Gavalda.

Grégoire Dubosc, cancre invétéré, garçon attachant et créateur habile, entre autres, de machines à éplucher les bananes !  (Marwan Assaf)

Pour tout décor, une chambre d'enfant, et, sur scène, un seul comédien, Carl Hallak, 28 ans, qui se glisse avec une remarquable sincérité dans la peau de Grégoire Dubosc, 13 ans, héros désopilant de 35 kilos d'espoir. Il n'en fallait pas plus pour faire de cette petite pièce, d'une heure 15 minutes, un spectacle jeunesse complet.
Car cette pièce, qui s'adresse au jeune public, de 10 à 14 ans, a tout à la fois les vertus d'un théâtre pédagogique et celles du plaisant divertissement.
À travers les problèmes du jeune Grégoire, cancre invétéré, qui «hait l'école», collectionne les mauvaises notes, subit, à longueur de classes redoublées, les remontrances de ses parents - d'autant plus incompréhensifs qu'ils sont accaparés par leurs problèmes conjugaux - et ne se sent heureux qu'en bricolant dans l'atelier de son grand-père Léon, le processus d'identification est mis en place. Et cela pour aborder, avec intelligence, humour et sensibilité, des thèmes majeurs: la confiance en soi que donne l'amour (grand) parental, les dégâts d'un système scolaire inadapté, qui ne prend pas en compte la créativité, mais aussi les premières confrontations avec la séparation (des parents) et la mort (du grand-père).
Tour à tour tendre, bougon, joyeux, dépité, farceur, ému, Carl Hallak, bouille ronde et silhouette en salopette à la Coluche, campe avec une incroyable justesse ce garçon attachant, «à la tête comme une passoire, au cœur gros comme ça et aux mains miraculeuses», dixit sa prof de grande section de maternelle, «la seule année où (il) a été heureux à l'école»!
La mise en scène d'Alix Crambert, simple, soignée, relevée de sympathiques trouvailles scénographiques et d'un éclairage adapté, sert tout à la fois le jeu du comédien et les mots, simples et touchants, d'Anna Gavalda. Autant d'ingrédients du succès de ce spectacle qui offre aux adultes une attendrissante réflexion sur l'éducation des enfants. Et à ces derniers, un divertissement intelligent et sensible. On comprend, du coup, que la pièce, programmée au départ pour six soirées, ait tenu l'affiche pendant plus de deux ans et deux cents représentations !
Une exemplaire initiation des plus jeunes au théâtre. À reproduire!
Pour tout décor, une chambre d'enfant, et, sur scène, un seul comédien, Carl Hallak, 28 ans, qui se glisse avec une remarquable sincérité dans la peau de Grégoire Dubosc, 13 ans, héros désopilant de 35 kilos d'espoir. Il n'en fallait pas plus pour faire de cette petite pièce, d'une heure 15 minutes, un spectacle jeunesse complet. Car cette pièce, qui s'adresse au jeune public, de 10 à 14 ans, a tout à la fois les vertus d'un théâtre pédagogique et celles du plaisant divertissement. À travers les problèmes du jeune Grégoire, cancre invétéré, qui «hait l'école», collectionne les mauvaises notes, subit, à longueur de classes redoublées, les remontrances de ses...
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