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Yémen : deux nouvelles condamnations à la prison de militants sudistes

Deux militants de la cause sudiste au Yémen ont été condamnés mardi à cinq et trois ans de prison pour atteinte à l'unité nationale, selon des sources judiciaires à Sanaa.

Hassan Baoum, un des leaders du mouvement de protestation dans le sud, a été condamné à cinq ans de prison par une chambre du tribunal spécialisé dans les "affaires du terrorisme" présidée par le juge Mohsen Alouane.

Il a été reconnu coupable d'"incitation à des actes criminels et des sabotages dans le but de provoquer la sécession" du sud.

Au juge qui lui demandait s'il avait l'intention d'interjeter appel, M. Baoum a qualifié le verdict de "politique".

Présent dans la salle d'audience, Yassine Saïd Nomane, secrétaire général du Parti socialiste yéménite, ancien parti unique du Yémen du sud aujourd'hui dans l'opposition, a aussi contesté le verdict.

L'un de ses parlementaires, Mohammad Saleh al-Kabati, a abondé dans le même sens, s'attirant les foudres du juge Alouane qui a menacé de demander la levée de son immunité parlementaire et de le poursuivre pour atteinte au tribunal.

Une autre chambre du même tribunal a condamné à trois ans de prison, Hussein al-Akel, professeur à l'université d'Aden (sud) "pour incitation à la violence, violation de la constitution et atteinte à l'unité nationale".

"Je refuse ce jugement et je ne reconnais pas ce tribunal", a réagi M. Akel, qui milite pour la sécession du Yémen du sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

Dimanche, un ex-ambassadeur sudiste a été condamné à cinq ans de prison pour conspiration contre l'unité du pays. Le 23 mars, deux militants sudistes ont été condamnés à des peines de 10 ans et 15 mois de prison.

Le sud est le théâtre d'actes de violences sur fond de mécontentement populaire, les habitants s'estimant l'objet de discriminations et disant ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante.

Deux militants de la cause sudiste au Yémen ont été condamnés mardi à cinq et trois ans de prison pour atteinte à l'unité nationale, selon des sources judiciaires à Sanaa.
Hassan Baoum, un des leaders du mouvement de protestation dans le sud, a été condamné à cinq ans de prison par une chambre du tribunal spécialisé dans les "affaires du terrorisme" présidée par le juge Mohsen Alouane.
Il a été reconnu coupable d'"incitation à des actes criminels et des sabotages dans le but de provoquer la sécession" du sud.
Au juge qui lui demandait s'il avait l'intention d'interjeter appel, M. Baoum a qualifié le verdict de "politique".
Présent dans la salle d'audience, Yassine Saïd Nomane,...