Les ministres présents ont donc voté « oui » à l'unanimité, tout comme ils ont validé la proposition du ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, d'octroyer 40 millions de livres libanaises aux héritiers des victimes du crash de l'avion Boeing 737. Y a-t-il eu une sorte d'échange de bons procédés entre les tenants de la participation au sommet arabe et ceux qui insistaient pour que l'État aide les familles des victimes du crash ? Un ministre a démenti - sans grande conviction - un tel marché et a indiqué qu'en début de séance, le Premier ministre Saad Hariri a abordé la question du sommet arabe en indiquant qu'il s'agissait d'une question nationale, mais que la participation du Liban au sein du Conseil de sécurité de l'ONU exigeait de lui qu'il fasse acte de présence à Tripoli sans pour autant se départir de la prise de position adoptée vis-à-vis de la Libye.
Le ministre de la Santé Mohammad Jawad Khalifé a ensuite pris la parole pour mettre en relief « le caractère sensible de la question de la participation du Liban au sommet de Tripoli », avant de s'empresser d'indiquer que, malgré cela, « il y a un engagement de notre part qui consiste à respecter toute décision que prendrait le gouvernement en la matière ». Le ministre d'État Michel Pharaon a ensuite affirmé que la question de la disparition du fondateur du mouvement Amal, Moussa Sadr, est délicate pour le Liban dans son ensemble. Le vote a par la suite eu lieu et la participation au sommet de Tripoli, via son ambassadeur en Égypte et représentant à la Ligue arabe Khaled Ziadé, a été votée à l'unanimité, « pour éviter la politique de la chaise vide », a précisé le ministre précité.
Deuxième grande question décidée hier, l'octroi d'une aide de 40 millions de livres libanaises aux familles des victimes, « qui n'est pas une indemnisation et n'implique en aucun cas une responsabilité de l'État » dans la tragédie de l'avion de l'Ethiopian Airlines, comme a tenu à le préciser le ministre de l'Information, Tarek Mitri. Sur la manière dont le chiffre de 40 millions a été décidé, une source ministérielle a indiqué que c'est finalement un chiffre standard habituellement adopté par le Haut Comité des secours qui a été validé.
Autre dossier chaud qui a été abordé, celui des élections municipales. Pendant que le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud prévenait ses collègues de la nécessité pour lui de respecter les dispositions constitutionnelles en faisant appel, sous l'égide de la loi électorale en vigueur, au corps électoral, avant le 2 avril prochain, d'autres se sont insurgés contre le manque de préparation et ont demandé un report technique de deux mois.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve