L’équipe de France lors d’une séance d’entraînement, hier à Ballerup. Attila Kisbenedek/AFP
Le sprint, couronné l'année passée par les titres de Grégory Baugé en individuel et du trio de la vitesse par équipes (Baugé, Sireau, Bourgain), reste la première chance pour les « Bleus » dans les compétitions mondiales riches de 19 épreuves. Mais la concurrence étrangère, britannique en premier lieu, s'annonce féroce sur une piste qui n'a pas beaucoup souri à l'équipe de France. En 2002, lors de la précédente venue des Mondiaux au Danemark, Ballerup avait sonné le signal d'alarme en marquant la fin de l'époque d'une éclatante domination pour les sprinteurs français, surclassés par des Australiens soupçonnés d'être survitaminés.
Quatrièmes de la vitesse par équipes, les Français avaient seulement accroché en individuel le bronze grâce à Florian Rousseau, au crépuscule de sa prestigieuse carrière. Devenu l'un des entraîneurs du sprint, le triple champion olympique se montre optimiste et réaliste : « À partir de ce qu'on a vu en Coupe du monde et des entraînements ici, les Français font des performances... et les étrangers aussi. Je m'attends à un niveau plus dense que l'an dernier, à des chronos très rapides. » Et de fixer la barre à la médaille d'or dans la vitesse par équipes, la grande spécialité française.
Avec dix titres en poche depuis 1997, la France, invaincue aux Mondiaux depuis 2006 - et médaillée d'argent aux JO de Pékin -, part favorite de cette épreuve à fort symbole. Sans aucune garantie de succès face à une opposition musclée tant de l'Allemagne que de l'Australie et surtout de la Grande-Bretagne, la puissance de référence.


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