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Liban - Diplomatie

Sison exprime le soutien de Washington à Sleiman

L'ambassadrice des États-Unis, Michelle Sison, s'est rendue hier au palais de Baabda, l'occasion pour elle d'exprimer le soutien de son pays « aux efforts du président de la République, Michel Sleiman, et du gouvernement pour la paix et la stabilité au Liban et dans la région ».
Mme Sison, qui a salué « le sens du leadership et le dévouement du chef de l'État au peuple libanais », a également exprimé le soutien des États-Unis « en faveur d'un Liban fort et indépendant », selon un communiqué publié hier par l'ambassade US.
L'ambassadrice des États-Unis a mis en relief « l'engagement avec succès de son pays dans les divers partenariats avec le Liban, notamment sur le plan de la croissance économique et de l'aide à l'application de la loi, ainsi que dans le domaine militaire, une assistance qui s'élève à plus d'un milliard de dollars depuis 2006 ». « Comme le président Obama l'a dit au président Sleiman en décembre dernier, la paix est en partie une question d'opportunités économiques et de justice au niveau de la société civile. L'aide américaine assure par conséquent un soutien à l'éducation et d'autres programmes qui aident à promouvoir les opportunités au Liban », a noté Mme Sison.
La diplomate américaine a ensuite salué le président Sleiman pour « son sens du leadership sur une série de questions-clefs, notamment la poursuite d'une paix juste, globale et équitable au Moyen-Orient ». Elle a également réitéré la position des États-Unis qui « ne permettront pas que leurs efforts pour réaliser certains objectifs au Moyen-Orient ou pour renouer le dialogue avec la Syrie se fassent aux dépens de leur engagement profond vis-à-vis du Liban et du peuple libanais ». De même, Washington « ne soutiendra pas l'implantation des Palestiniens au Liban ».
Mme Sison a enfin exprimé « l'espoir permanent des États-Unis de voir le gouvernement libanais exercer son autorité légitime sur l'ensemble du territoire », réaffirmant l'engagement américain en faveur de « l'application complète de l'ensemble des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ».

Réactions en chaîne
Les attaques des anciens ministres prosyriens Wi'am Wahhab et Abdel Rahim Mrad contre le président Sleiman ont par ailleurs continué hier à susciter des réactions dans les milieux politiques.
Dans un entretien à Radio-Orient, le député Ammar Houry (Courant du futur) a ainsi estimé qu'il s'agissait d'une « tempête dans un verre d'eau ». « Celui qui a initié la campagne contre le président Sleiman lui a rendu un fier service : elle a débouché sur un référendum triomphal en faveur du chef de l'État », a-t-il indiqué.
De son côté, le député Nidal Tohmé (Courant du futur) a appelé à « mettre un terme aux campagnes suspectes » contre le président Sleiman, l'ancien Premier ministre Fouad Siniora et les FSI. « Au moment où le gouvernement tente (...) de consolider l'unité interne pour faire face aux dangers qui guettent le pays, en l'occurrence les menaces israéliennes et les violations quasi quotidiennes de l'espace aérien et de la souveraineté, ceux qui appellent à faire face à ces dangers refusent le minimum de cohésion nationale, pour diriger leurs flèches sur les institutions et l'État », a-t-il noté. « Cela est très dangereux et nous incite à nous poser des questions sur la volonté réelle de faire face à ces dangers et de coller aux slogans avec lesquels ils ont éreinté le pays par la paralysie et le torpillage des institutions », a ajouté M. Tohmé.
Plus virulent, l'ancien député et membre du secrétariat général du 14 Mars Moustapha Allouche (Courant du futur) a estimé que « les attaques contre les institutions, le président de la République et les FSI constituent une reprise de la campagne visant à torpiller les institutions et placer la nation et ses leaders face à un chantage ».
Dans le cadre d'un meeting organisé par le Courant du futur dans le Akkar, le député Khaled Daher a pris à son tour la défense de l'ancien Premier ministre Fouad Siniora et des FSI, avant de condamner l'attaque contre la présidence de la République. « Quel est le crime commis par le président, sinon d'avoir appelé à la réunion de la table de dialogue ? Est-il supposé attendre de recevoir la permission de Wi'am Wahhab ? » s'est-il interrogé. Aussi a-t-il appelé la Syrie à déployer tous ses efforts « pour brider et faire taire ceux qui tentent de déstabiliser le Liban, parce qu'ils œuvrent contre les intérêts arabes, libanais et syriens ».
Quant au député Antoine Zahra (Forces libanaises), il a vu dans la triple campagne contre le président, le gouvernement et les FSI « une volonté de réaliser rapidement des gains politiques, dans la mesure où les responsables de ces attaques savent qu'ils ne pourront pas mettre la main sur le pays démographiquement ».
Aux abords du 8 Mars, la campagne contre le chef de l'État a également été stigmatisée par le député Hagop Pakradounian (Tachnag), qui a estimé qu'il était « interdit de toucher au président et à la présidence de la République ».
Mme Sison, qui a salué « le sens du leadership et le dévouement du chef de l'État au peuple libanais », a également exprimé le soutien des États-Unis « en faveur d'un Liban fort et indépendant », selon un communiqué publié hier par l'ambassade US.L'ambassadrice des États-Unis a mis en relief « l'engagement avec succès de son pays dans les divers partenariats avec le Liban, notamment sur le plan de la croissance économique et de l'aide à l'application de la loi, ainsi que dans le domaine militaire, une assistance qui s'élève à plus d'un milliard de dollars depuis 2006 ». « Comme le président Obama l'a dit au président Sleiman en...
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