Chez Nassib Joumblatt, une pièce visitée par le général de Gaulle.
L'ouvrage, luxueusement réalisé avec l'aide de spécialistes (notamment Albert Saïkaly pour les photos et Philippa Clayre, journaliste britannique installée à Beyrouth, pour le texte), remporte un franc succès aussi bien aux États-Unis qu'à Beyrouth. Encouragé, le jeune homme s'attelle alors à un second volume, recensant les plus belles demeures, résidences et villas du pays.
Intitulé cette fois Beirut Interiors ; the Art of Living.
Après Beyrouth, Hani Samaha va ensuite écumer les stations de ski huppées pour présenter - dans une sélection pas toujours très heureuse cette fois ! -, dans un troisième livre, des chalets de montagne aménagés par de grands
designers.
Palaces of Lebanon; the Lost Heritage (Palais du Liban; l'héritage perdu) est donc son quatrième ouvrage (réalisé toujours par la même équipe) et certainement le plus
intéressant.
Car, ces palais Joumblatt (de Moukhtara, mais aussi à Saïda), Karamé (à Tripoli), Salam (à Moussaitbé), Sursock et Cochrane, ou encore Pharaon (à Zokak el-Blat, aujourd'hui musée Robert Moawad) dont il ouvre, entre autres, les portes aux lecteurs, sur papier glacé, ne dévoilent pas seulement de somptueuses richesses et un esthétisme d'un raffinement exquis, mais racontent aussi la petite histoire du Liban.
Entre splendeurs vénitiennes et mille et une nuits, chaque demeure présentée est accompagnée non seulement de l'énumération de ses riches pièces décoratives et collections artistiques, mais aussi de l'historique de sa
construction.
À travers ces demeures érigées par des familles féodales ou de grands marchands, c'est un retour dans un temps où la richesse et la puissance s'exhibaient, si ce n'est avec plus de retenue, du moins avec plus d'éclectisme et plus de cohésion avec le milieu environnant. On comprend du coup que l'intitulé de ce dernier ouvrage fasse mention d'un «Héritage perdu»!

