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Culture - Vient De Paraître

Entrées au cœur des palais du Liban… sur papier glacé

C'est le quatrième beau livre que consacre Hani Samaha à un certain art de vivre au Liban. Dans « Palaces of Lebanon ; the Lost Heritage » (éditions Antoine), c'est dans les prestigieuses demeures des grandes familles libanaises qu'il invite les lecteurs à pénétrer. 

Chez Nassib Joumblatt, une pièce visitée par le général de Gaulle.

En 2006, Hani Samaha, à l'époque encore étudiant en management à Chicago, avait publié un premier ouvrage dévoilant les intérieurs les plus cossus du Liban. Le projet avait été enclenché par son exaspération face aux questions ridicules que lui posaient ses camarades de fac sur le mode de vie des Libanais. Le jeune homme - au demeurant fils d'antiquaires - a voulu leur montrer à travers ce livre, intitulé Inside Beirut ; Private Views (éditions Antoine), que nous avions au Liban de vraies richesses architecturales et décoratives.
L'ouvrage, luxueusement réalisé avec l'aide de spécialistes (notamment Albert Saïkaly pour les photos et Philippa Clayre, journaliste britannique installée à Beyrouth, pour le texte), remporte un franc succès aussi bien aux États-Unis qu'à Beyrouth. Encouragé, le jeune homme s'attelle alors à un second volume, recensant les plus belles demeures, résidences et villas du pays.
Intitulé cette fois Beirut Interiors ; the Art of Living.
Après Beyrouth, Hani Samaha va ensuite écumer les stations de ski huppées pour présenter - dans une sélection pas toujours très heureuse cette fois ! -, dans un troisième livre, des chalets de montagne aménagés par de grands
designers.
Palaces of Lebanon; the Lost Heritage (Palais du Liban; l'héritage perdu) est donc son quatrième ouvrage (réalisé toujours par la même équipe) et certainement le plus
intéressant.
Car, ces palais Joumblatt (de Moukhtara, mais aussi à Saïda), Karamé (à Tripoli), Salam (à Moussaitbé), Sursock et Cochrane, ou encore Pharaon (à Zokak el-Blat, aujourd'hui musée Robert Moawad) dont il ouvre, entre autres, les portes aux lecteurs, sur papier glacé, ne dévoilent pas seulement de somptueuses richesses et un esthétisme d'un raffinement exquis, mais racontent aussi la petite histoire du Liban.
Entre splendeurs vénitiennes et mille et une nuits, chaque demeure présentée est accompagnée non seulement de l'énumération de ses riches pièces décoratives et collections artistiques, mais aussi de l'historique de sa
construction.
À travers ces demeures érigées par des familles féodales ou de grands marchands, c'est un retour dans un temps où la richesse et la puissance s'exhibaient, si ce n'est avec plus de retenue, du moins avec plus d'éclectisme et plus de cohésion avec le milieu environnant. On comprend du coup que l'intitulé de ce dernier ouvrage fasse mention d'un «Héritage perdu»! 
En 2006, Hani Samaha, à l'époque encore étudiant en management à Chicago, avait publié un premier ouvrage dévoilant les intérieurs les plus cossus du Liban. Le projet avait été enclenché par son exaspération face aux questions ridicules que lui posaient ses camarades de fac sur le mode de vie des Libanais. Le jeune homme - au demeurant fils d'antiquaires - a voulu leur montrer à travers ce livre, intitulé Inside Beirut ; Private Views (éditions Antoine), que nous avions au Liban de vraies richesses architecturales et décoratives. L'ouvrage, luxueusement réalisé avec l'aide de spécialistes (notamment Albert Saïkaly pour les photos et Philippa Clayre, journaliste britannique installée à Beyrouth,...
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