« Le président Sleiman continue de jouer un rôle fédérateur et consensuel. Il n'a jamais fait montre de parti pris en faveur ou au détriment de qui que ce soit et reste attaché à ses constantes. Toute position prise à son égard par un homme politique doit être maintenue dans son cadre personnel », a-t-il dit, jugeant par ailleurs « inacceptable l'exploitation de cette affaire par certains, comme si une partie politique en voulait au chef de l'État ». Pour lui, il est primordial de tenir « le peuple à l'écart des surenchères parce qu'il n'y a pas une partie qui prend pour cible le président qui est respecté de tous ».
M. Ayoub Hmayed a, de son côté, appelé au respect du pacte d'honneur médiatique, décidé au cours de la conférence de dialogue. « Il est du devoir de tous les Libanais de respecter ce pacte et de ne pas le violer », a-t-il fait valoir.
Membre du Bloc parlementaire de la libération et du développement, M. Hani Kobeyssi a invité les détracteurs du président à mettre fin à leur campagne, jugeant nécessaire de « préserver toutes les institutions étatiques ainsi que la coexistence qui caractérise le Liban pour que celui-ci puisse rester uni et faire face à Israël, et éviter au pays de nouvelles secousses qui mettraient en danger sa stabilité ».
Pour sa part, le député Alaeddine Terro, membre du bloc de la Rencontre démocratique, a invité les détracteurs du chef de l'État à mettre fin à leur campagne, rappelant que le chef de l'État avait été choisi par tous les Libanais, « sans exception aucune, pour qu'il ait un rôle consensuel en tant que défenseur de la Constitution et de dirigeant se tenant à égale distance de tout le monde ». M. Terro a également mis en garde contre les retombées négatives sur le pays d'une campagne contre le président.
Son collègue, Élie Marouni, a appelé à « couper la main » de toute personne qui s'en prendrait au chef de l'État, alors que le président de la commission parlementaire de la Réforme et de la Justice, Robert Ghanem, a fait remarquer que l'intérêt du Liban réside dans la préservation de toutes les institutions. Il a exprimé le souhait que les campagnes de dénigrement cessent.
Membre du Courant du futur, M. Ziad Kadri a insisté sur le fait que le général Michel Sleiman « n'a besoin d'attestations de patriotisme de qui que ce soit » et s'est dit étonné de ce que « des figures de l'ancienne opposition continuent de s'en prendre à lui ». Il a aussi constaté que la campagne contre le président a coïncidé avec les obstacles posés devant l'action du gouvernement et la levée de boucliers contre les FSI. Selon lui, la présidence de la République « n'est pas un bouc émissaire ».


