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Sport - Formule 1

Alonso pour faire oublier Schumacher

L’Espagnol Fernando Alonso a débuté la saison sous les nouvelles couleurs de Ferrari de la plus belle des manières en remportant le Grand Prix de Bahreïn, première étape du calendrier F1. Ahmed Jadallah/Reuters

Fernando Alonso, en remportant dimanche à Sakhir le Grand Prix de Bahreïn dès sa première course, a réalisé des débuts tonitruants pour Ferrari, où il est appelé à faire oublier la légende Michael Schumacher, qui avait tout gagné avec la Scuderia de 2000 à 2004.
Son départ de Renault pour rejoindre Ferrari avait été l'évènement marquant de l'intersaison... juste avant que Mercedes ne réalise l'un des transferts les plus retentissants de l'histoire de la discipline en convaincant le « Kaiser » (l'empereur) Schumacher aux sept couronnes de sortir de sa retraite dorée.
Ce second événement avait ravi le monde de l'automobile, décuplant l'attention médiatique portée à la F1, comme les norias de caméras traquant l'Allemand à Bahreïn en attestent. Mais il était resté en travers de la gorge de Ferrari et de ses tifosi.
Le président de Fiat, Luca di Montezemolo, avait donné le ton en décembre lors d'une tirade légendaire sur Schumacher et son « jumeau », sorte de remake à la sauce italienne de « Docteur Michael » et « Mister Schumi », avant même que le transfert ne soit officiellement annoncé.
« À Monza (pour le dernier Grand Prix d'Italie), il jurait : Ferrari est ma famille. J'y resterai toute ma vie. (...) Mais comme le cheval cabré n'a pas de voiture à lui offrir, il veut courir pour Mercedes. C'est l'extraordinaire histoire des jumeaux », avait ironisé di Montezemolo.
« Je préfère penser au vrai jumeau, celui qui nous a beaucoup donné, qu'à l'autre, qui porte d'autres couleurs », avait ajouté l'Italien, amer, rappelant qu'il « avait été celui qui avait fait revenir à (Schumacher) l'envie de piloter en lui demandant de remplacer Massa » gravement blessé au GP de Hongrie 2009.

Trahison
Cinq jours plus tard, le 23 décembre, l'Allemand aux 91 victoires en F1, dont 72 pour la Scuderia, quittait son poste de conseiller chez Ferrari en signant pour Mercedes. Les tifosi criaient à la trahison... et redoublaient d'attente pour leur nouvelle étoile.
Depuis lors, Alonso, appelé pour remplacer le très peu communicatif et moins décisif Kimi « Iceman » Raikkönen - qui, ironie du sort, avait lui-même poussé Schumi vers la retraite -, a intelligemment multiplié les déclarations d'amour à Ferrari.
« Conduire une Ferrari était mon rêve depuis tout petit », « Ce sera à 100 % ma dernière écurie », a notamment affirmé l'Espagnol, heureux dans sa nouvelle « famille ».
Dimanche, Alonso n'a pas hésité à dédier sa victoire, entre autres, « à tous les gens en Italie, aux mécaniciens ici » et « au président di Montezemolo ».
« Revenir au sommet du podium est toujours spécial. Mais le faire pour Ferrari, au vu de l'histoire de l'équipe et des attentes qu'a un pilote lorsqu'il roule pour Ferrari. Il n'y a pas de meilleure manière de commencer une relation avec la meilleure écurie du monde », a-t-il estimé.
En réussissant le 3e temps des qualifications et en gagnant dès sa première sortie en rouge, le double champion (2005, 2006 avec Renault) fait il est vrai mieux que l'Allemand en 1996. Schumi avait abandonné pour ses débuts chez Ferrari après avoir réussi le 4e temps des qualifications. Et avait dû attendre trois courses pour l'emporter, finissant 3e du classement général des pilotes en fin d'année.
Mais Alonso n'a pas égalé Raikkönen, qui avait confisqué la pole en plus de la victoire pour son premier GP chez Ferrari en 2007. « Iceman » avait ensuite été sacré.
L'Espagnol sait ce qui lui reste à accomplir pour conquérir définitivement le cœur des Italiens. Il sait aussi qu'il a bien fait de dominer Schumacher, sixième dimanche.
Fernando Alonso, en remportant dimanche à Sakhir le Grand Prix de Bahreïn dès sa première course, a réalisé des débuts tonitruants pour Ferrari, où il est appelé à faire oublier la légende Michael Schumacher, qui avait tout gagné avec la Scuderia de 2000 à 2004.Son départ de Renault pour rejoindre Ferrari avait été l'évènement marquant de l'intersaison... juste avant que Mercedes ne réalise l'un des transferts les plus retentissants de l'histoire de la discipline en convaincant le « Kaiser » (l'empereur) Schumacher aux sept couronnes de sortir de sa retraite dorée.Ce second événement avait ravi le monde de l'automobile, décuplant l'attention médiatique...
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