Rechercher
Rechercher

Liban

Quand la nature se dérègle…

Les raisons de la prolifération anormale de la chenille processionnaire au Liban cette année sont en relation avec le réchauffement du climat et l'hiver excessivement doux que nous avons connu. Mais il ne s'agit pas là du seul facteur en cause.
Paul Abi Rached, président de Terre-Liban et écologiste ayant planché sur ce dossier durant de nombreuses années, estime que c'est le dérèglement de la nature qui est en cause. « Généralement, cet insecte se reproduit en deux années successives, une génération se manifestant une année alors que l'autre hiberne une année supplémentaire, dit-il. La douceur du climat a poussé la seconde génération à sortir de terre un an avant son temps, parce que le cycle a été perturbé. À cela, il faut ajouter la chasse chaotique et incontrôlée, souvent à l'aide de machines à imiter le son des oiseaux, qui est en train d'éradiquer tout genre d'oiseaux, sachant que plusieurs espèces mangent la chenille à toutes les étapes de son évolution, notamment le coucou. Même certains insectes sont des prédateurs naturels comme le bourdon, mais ils sont aujourd'hui affectés par l'utilisation exagérée de pesticides. Enfin, il faut évoquer l'urbanisation galopante, qui réduit les espaces verts. Les pins restants deviennent donc plus vulnérables à la présence de l'insecte et à son besoin de se nourrir. »
L'écologiste est convaincu qu'il faut agir très tôt et avec des moyens exclusivement manuels et biologiques. « Il y a beaucoup de choses à tenter avant le recours aux pesticides, et c'est dans les moyens de tout le monde », explique-t-il.
Voici les solutions qu'il propose :
- On peut commencer avec les pièges à phéromones pour attraper les papillons dès juin ou juillet.
- En octobre, il est facile de repérer les œufs sur les arbres. Or chaque petit sac contient quelque trente mille œufs de chenilles qu'on peut éliminer en coupant l'aiguille sur laquelle il a été déposé.
- En octobre et novembre, ou même plus tôt si nécessaire, quand les œufs commencent à éclore, l'État peut alors pulvériser le Bacillus Thuringiensis.
- En décembre et janvier, il faut savoir que le froid tue la chenille, et on peut donc trouer le cocon ce qui causera un déséquilibre thermique qui tuera les larves.
- Juste avant que la chenille ne devienne adulte, il reste possible de couper les cocons et les brûler, tout en prenant des précautions et en utilisant des sécateurs à manche long.
- Enfin, si la chenille est déjà sortie, on peut tenter de l'empêcher d'arriver au sol et d'en ressortir l'année d'après, en engluant les troncs. 
Les raisons de la prolifération anormale de la chenille processionnaire au Liban cette année sont en relation avec le réchauffement du climat et l'hiver excessivement doux que nous avons connu. Mais il ne s'agit pas là du seul facteur en cause.Paul Abi Rached, président de Terre-Liban et écologiste ayant planché sur ce dossier durant de nombreuses années, estime que c'est le dérèglement de la nature qui est en cause. « Généralement, cet insecte se reproduit en deux années successives, une génération se manifestant une année alors que l'autre hiberne une année supplémentaire, dit-il. La douceur du climat a poussé la seconde génération à sortir de terre un an avant son temps,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut