Le Néerlandais Rubben a de son côté droit sonné la révolte bavaroise. Le Bayern se qualifie en quarts grâce à un meilleur goal average et brise le rêve toscan (2-3). Christophe Simon/AFP
La Fiorentina, elle, a absolument tout donné, remontée comme jamais après l'injustice dont elle avait été victime à l'aller (but de Klose en très nette position de hors jeu à la 89e). Mais même 90 minutes admirables et trois buts marqués n'auront pas suffi. Ce qui, à n'en pas douter, ne fera que renforcer la profonde amertume ressentie après la rencontre à Munich.
Le match avait idéalement démarré pour les Toscans, puisque après 25 premières minutes sans grand intérêt - il est vrai aussi que le fort vent n'aidait en rien - Vargas avait ouvert le score, le milieu gauche récupérant un ballon relâché par le gardien Butt suite à une frappe lointaine de Marchionni (28, 1-0).
Et puis dès le début de la seconde période, le milieu Jovetic, déjà héros de la victoire contre Liverpool lors de la 1re phase (2 buts), doublait la mise sur un service de Gilardino (54, 2-0).
À 2-0, la Fiorentina pensait avoir fait le plus dur. Mais le Bayern n'est pas un grand d'Europe pour rien : six minutes plus tard, le capitaine Van Bommel, servi par une passe en retrait de Ribéry, redonnait espoir aux siens en marquant d'une frappe à ras de terre de 25 m (2-1).
Cette réduction du score n'allait cependant nullement freiner l'appétit de la Fiorentina, et à la suite d'un nouveau et superbe échange entre Jovetic et Gilardino, le second remisant de la tête au premier échappé côté gauche, le Monténégrin inscrivait son 2e but de la soirée (64, 3-1).
Une nouvelle fois, les Florentins pensaient alors tenir leur qualification. Mais c'était sans compter sur Rubben qui, d'une « monstrueuse » frappe du gauche en pleine lucarne, permettait au Bayern de réduire le score une minute plus tard (65, 3-2).
Un but synonyme de qualification pour les Bavarois et, surtout, de trop pour les Florentins qui avaient déjà tout donné.

