Selon les documents auxquels le journal aurait eu accès, l'argent a été blanchi à travers 14 comptes domiciliés à la Raiffeisen Zentralbank et à la Bank Austria - qui appartient à l'Italien UniCredit Group - ainsi qu'à la branche autrichienne de l'Anglo-Irish Bank.
Les transferts de fonds ont été effectués par les fournisseurs d'accès Internet italiens Fastweb et Telecom Italia Sparkle (TIS), précise l'hebdomadaire.
Selon cette source, le parquet viennois a ouvert une enquête. Les banques ont refusé de commenter l'information mais ont affirmé qu'elles coopéraient avec les autorités.
Selon l'hebdomadaire, les trois banques avaient, avant la publication de l'information, informé les autorités des mouvements de fonds de leurs clients italiens.
À l'automne 2007, le parquet viennois, accédant à une requête de ses collègues romains, avait ordonné l'inspection des comptes incriminés mais les fraudeurs présumés savaient déjà à l'époque que leurs comptes n'étaient plus à l'abri, souligne l'hebdomadaire. Fastweb et TIS ont utilisé ces comptes pour transférer les fonds à de grandes entreprises après avoir prélevé leur part, selon le journal.
Le mois dernier, le parquet de Rome a demandé l'arrestation de 56 personnes, dont Silvio Scaglia, fondateur de Fastweb, à la suite d'une affaire importante de blanchiment d'argent et de fraude fiscale.
Fastweb et TIS - filiale de Telecom Italia - sont soupçonnés d'avoir facturé des services téléphoniques et Internet fictifs d'un montant de 1,8 milliard d'euros, ce qui correspond à une évasion fiscale estimée à 365 millions d'euros.


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