Les secouristes continuaient mardi la recherche des victimes de la tempête Xynthia, qui a fait 51 morts et 8 disparus en France durant le week-end et suscité un vif débat sur l'urbanisation des zones côtières dans le pays.
Cette tempête a fait au moins 61 morts dans toute l'Europe, tuant en France, mais aussi en Allemagne, en Espagne et au Portugal.
Electriciens et équipes des opérateurs de télécommunications tentaient de rétablir l'électricité, le téléphone ou internet, coupés dans les zones sinistrées de l'ouest de la France, envahies dimanche par les eaux, sous l'effet d'une très forte marée et de vents d'une extrême violence.
Environ 50.000 foyers restaient privés d'électricité mardi matin, selon la compagnie d'électricité EDF qui prévoyait un retour à la normale au plus tard mercredi, et environ 56.000 ne disposaient toujours pas de téléphone fixe ou d'internet.
L'Etat a décrété l'état de catastrophe naturelle pour l'ensemble des communes des quatre départements de l'ouest (Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vendée, Vienne) les plus touchés, ce qui va permettre une accélération des procédures d'indemnisation par les assureurs.
Certains secteurs économiques sont sinistrés, comme les ostréiculteurs dont les installations sont hors d'usage.
"Tout marche à l'électricité dans un établissement ostréicole et les moteurs électriques, quand ils baignent dans l'eau salée, ils n'aiment pas ça", a déclaré à l'AFP, Michel Bertin, ostréiculteur à La Tremblade, en Charente-maritime.
En dépit d'une météo plus favorable, avec du soleil et un vent de terre, il faudra quand même plusieurs jours pour résorber les inondations les plus importantes.
"C'est certainement un des drames les plus durs que nous ayons collectivement à vivre", depuis la grande tempête de la fin 1999, qui avait fait 92 morts, a estimé le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.
"Il y a une mobilisation totale forte pour venir en aide à ceux qui sont aujourd'hui les plus touchés", a-t-il précisé. "Il viendra naturellement le temps des questions et des réponses", a-t-il poursuivi.
Lundi, le président Nicolas Sarkozy avait appelé à "faire de toute urgence la lumière sur ce drame inacceptable et incompréhensible" et promis d'engager la réflexion "sur le plan de l'urbanisme".
Selon Brice Hortefeux, certaines digues "ont été insuffisantes compte tenu de l'ampleur de ce cataclysme et puis il y a la question des constructions en zones inondables".
Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a proposé l'installation d'une "mission d'information parlementaire pluraliste" sur les raisons des dégâts provoqués par la tempête afin d'"analyser les causes" des dégâts humains et matériels provoqués.
La presse française relayait mardi ce débat sur l'urbanisation des zones côtières.
"Le littoral et les zones touristiques en général sont l'enjeu d'une pression immobilière bien difficile à maîtriser" avec la délivrance de permis de construire dans des zones dangereuses, selon le Républicain lorrain, journal de l'est du pays. "Tempête: l'urbanisation du littoral en accusation", titrait Le Figaro (droite).
Cette tempête a fait au moins 61 morts dans toute l'Europe, tuant en France, mais aussi en Allemagne, en Espagne et au Portugal.
Electriciens et équipes des opérateurs de télécommunications tentaient de rétablir l'électricité, le téléphone ou internet, coupés dans les zones sinistrées de l'ouest de la France, envahies dimanche par les eaux, sous l'effet d'une très forte marée et de vents d'une extrême violence.
Environ 50.000 foyers restaient privés d'électricité...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine