Dans un entretien au quotidien al-Charq à paraître aujourd'hui, le chef de l'État a indiqué que le député du PSNS, Assaad Hardane, représentera à la fois son parti et le Baas, et que le professeur Fayez Hajj Chahine avait été choisi pour représenter la société civile.
Des sources proches de Baabda ont par ailleurs révélé que le président s'attendait à ce que la nouvelle formule du comité de dialogue suscite des réactions de mécontentement, « dans la mesure où il est impossible de satisfaire tout le monde ou d'augmenter le nombre des participants, ce qui réduirait l'efficacité de l'instance ». Ces mêmes sources ont estimé que l'annonce de la formation du nouveau comité n'était pas du tout liée aux dernières déclarations du secrétaire général de l'ONU, et que le chef de l'État avait principalement été préoccupé par les nécessités internes de cette initiative.
Les mêmes sources estiment que le chef de l'État a tenté de mettre au point une formule équilibrée sur le plan politique et parlementaire, fondée sur les résultats des dernières élections, dans la mesure où elle inclut les chefs des blocs parlementaires de quatre députés ou plus et la société civile, à travers le doyen Fayez Hajj Chahine - lequel résout également la problématique posée par la représentation de la communauté grecque-catholique. Le ministre Boutros Harb a été écarté parce qu'il ne représente plus le bloc des députés de Kornet Chehwane, qui a cessé d'exister à la Chambre, ajoutent ces sources, qui notent enfin que le choix éventuel d'ajouter des sujets à débattre à la table de dialogue sera laissé au soin des participants.
Sur un autre plan, le président Sleiman, qui s'est entretenu hier avec les députés Fouad Siniora et Khodr Habib, a dénoncé la répression israélienne contre les fidèles palestiniens à la mosquée al-Aqsa et la décision d'inscrire le Caveau des patriarches au patrimoine de l'État hébreu. Le chef de l'État a ainsi dénoncé une « politique de judaïsation » menée par Israël, appelant la communauté internationale à réagir fermement et à faire pression sur Tel-Aviv, dans la mesure où le comportement de ce dernier prouve qu'il ne souhaite pas respecter la volonté internationale de relancer le processus de paix sur base des résolutions de la conférence de Madrid et de l'initiative de paix arabe.

