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Moyen Orient et Monde - Afghanistan

La décision de modifier la loi électorale suscite de nouvelles inquiétudes

En s'arrogeant la nomination des membres de la commission d'enquête électorale, le président afghan Hamid Karzaï a déjà suscité l'inquiétude dans la communauté internationale, échaudée par les fraudes massives qui avaient entaché sa réélection en août. Car ce changement crucial intervient à sept mois des législatives. Le chef de l'État a signé mardi une série d'amendements lui permettant de nommer les cinq membres de la Commission des plaintes électorales (ECC). Cette institution avait joué un rôle prépondérant dans l'invalidation pour fraudes d'un tiers des bulletins de vote - environ 500 000 - en faveur de M. Karzaï après le premier tour de la présidentielle le 20 août dernier. Le président avait finalement été réélu après l'abandon de son rival Abdullah Abdullah avant le second tour, mais sa légitimité ainsi que la crédibilité de l'ONU dans l'organisation et la surveillance du scrutin avaient été sérieusement entamées. Auparavant, trois des cinq membres de l'ECC étaient choisis par les Nations unies. « Avec des étrangers dans la commission, ce n'était pas une structure afghane. Pour afghaniser le processus, le président a modifié des articles de la loi », a plaidé un porte-parole de la présidence, Siamak Herawi. Londres a très vite réagi.  « Il est vital que le gouvernement afghan tire les leçons » de la présidentielle, a déclaré un porte-parole du Foreign Office. « Nous sommes préoccupés par les premières informations selon lesquelles le décret pourrait réduire l'indépendance de la Commission des plaintes électorales », a renchéri le chef de la diplomatie canadienne, Lawrence Cannon.
En s'arrogeant la nomination des membres de la commission d'enquête électorale, le président afghan Hamid Karzaï a déjà suscité l'inquiétude dans la communauté internationale, échaudée par les fraudes massives qui avaient entaché sa réélection en août. Car ce changement crucial intervient à sept mois des législatives. Le chef de l'État a signé mardi une série d'amendements lui permettant de nommer les cinq membres de la Commission des plaintes électorales (ECC). Cette institution avait joué un rôle prépondérant dans l'invalidation pour fraudes d'un tiers des bulletins de vote - environ 500 000 - en faveur de M. Karzaï après le premier tour de la...
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