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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

L’Iran arrête le chef rebelle sunnite de Jundallah

Après des années de traque, Abdolmalek Righi a été intercepté dans un avion qui l'amenait de Dubaï au Kirghizstan.

Une image prise de la télévision iranienne montre Abdolmalek Righi, l’homme le plus recherché par Téhéran, entouré par un commando à la suite de son arrestation. Photo Reuters

Après des années de traque, l'Iran est parvenu à arrêter hier lors d'une opération spectaculaire le chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah, accusé d'avoir organisé de nombreux attentats meurtriers dans le pays avec le soutien du Pakistan et des États-Unis. Washington, à nouveau mis en cause par des responsables iraniens, a rejeté tout lien avec ce mouvement extrémiste armé, en affirmant que les accusations iraniennes étaient « totalement mensongères ».
Abdolmalek Righi, l'homme le plus recherché par l'Iran, a été arrêté après l'interception dans la matinée par les autorités iraniennes d'un avion qui l'amenait de Dubaï au Kirghizstan, a indiqué le ministre des Renseignements, Heydar Moslehi. « Au-dessus des eaux du Golfe, son avion a reçu l'ordre d'atterrir (en Iran) et Righi a été arrêté après une fouille de l'appareil », a dit de son côté le député Mohammad Dehghan, cité par l'agence Irna. À Bichkek, un porte-parole de l'aéroport international de Manas a confirmé qu'un vol Dubaï-Bichkek avait effectué un atterrissage forcé en Iran. Cette arrestation spectaculaire est le résultat d'une « opération de renseignements de cinq mois » menée par l'Iran « sans la moindre aide d'autres pays », a affirmé M. Moslehi. Le groupe Joundallah (Armée de Dieu) a confirmé l'arrestation de son dirigeant, tout en ajoutant qu'il l'avait été « avec l'aide de la CIA (américaine) et des services de renseignements afghan et pakistanais », selon un message posté sur le blog junbish.blogspot.com. L'authenticité de ce message ne pouvait être confirmée.
Selon M. Moslehi, Righi voyageait sous une fausse identité avec un passeport afghan « fourni par les États-Unis ». Il se trouvait sur « une base américaine en Afghanistan 24 heures avant son arrestation », a-t-il dit en montrant des photos prises, selon lui, « par des agents iraniens sur cette base » non identifiée. Toujours selon M. Moslehi, le chef du Joundallah aurait aussi « rencontré des responsables militaires de l'OTAN en Afghanistan en avril 2008 », et « voyagé dans des pays européens ». Téhéran accuse Joundallah d'être soutenu par les renseignements pakistanais, américains et britanniques dans le but d'entretenir l'insécurité dans les régions iraniennes frontalières du Pakistan.
Après des années de traque, l'Iran est parvenu à arrêter hier lors d'une opération spectaculaire le chef du mouvement rebelle sunnite Joundallah, accusé d'avoir organisé de nombreux attentats meurtriers dans le pays avec le soutien du Pakistan et des États-Unis. Washington, à nouveau mis en cause par des responsables iraniens, a rejeté tout lien avec ce mouvement extrémiste armé, en affirmant que les accusations iraniennes étaient « totalement mensongères ».Abdolmalek Righi, l'homme le plus recherché par l'Iran, a été arrêté après l'interception dans la matinée par les autorités iraniennes d'un avion qui l'amenait de Dubaï au Kirghizstan, a indiqué le...
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