Des combats continuent d'opposer les insurgés aux troupes internationales et afghanes. « Les opérations de liquidation (des insurgés) continuent et nous rencontrons toujours de la résistance, plus à Marjah qu'à Nad Ali », plus au nord, et parfois les combats sont « intenses », a déclaré l'OTAN. « La situation générale est considérée comme positive », a ajouté le commandement de l'OTAN à Kaboul. Selon la BBC, l'Alliance atlantique, s'appuyant sur des écoutes des communications des talibans, pense que les insurgés commencent à manquer de munitions et demandent de l'aide. Le général Mohaidin Ghori, commandant des 4 400 soldats afghans participant à l'opération, a estimé que leur progression était lente, mais qu'ils n'étaient « pas pressés ». « Je veux tenir la zone que j'ai prise. Je ne veux pas que les civils soient blessés. Ma mission est de séparer les habitants de l'ennemi », a-t-il dit à l'AFP. Jeudi soir, le général britannique Nick Carter, chargé du commandement des forces de l'OTAN dans le sud du pays, a estimé que de « 25 à 30 jours » seront nécessaires pour prendre le contrôle de Marjah, où les troupes afghanes et internationales font face à la « résistance tenace » des insurgés.
Selon la Croix-Rouge, les personnes blessées dans les combats ou pris entre deux feux ne peuvent pas quitter Marjah pour être soignés à Lashkar Gah, la capitale de la province du Helmand. « Les personnes qui ont besoin de soins médicaux ne peuvent pas se rendre à l'hôpital », a déploré Ajmal Samadi, le directeur de l'ONG afghane de défense des droits de l'homme ARM.
Quatre cents policiers afghans doivent être déployés aujourd'hui dans le centre de Marjah, première étape pour l'établissement d'une présence gouvernementale dans ce bastion contrôlé depuis deux ans par les talibans.


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