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Économie - Économie

L’Inde espère renouer avec la croissance d’avant la crise financière

L'Inde espère renouer avec un taux de croissance florissant l'an prochain et retrouver son niveau d'avant la crise financière mondiale l'année suivante, dans un contexte de fort déficit aggravé par le plan de relance mis en place en 2008 pour soutenir l'économie.
Selon les prévisions du Conseil économique du Premier ministre publiées hier, l'économie de la troisième puissance d'Asie devrait croître de 8,2 % l'an prochain et retrouver l'année suivante son taux de croissance de 9 % antérieur à la crise.
« Selon notre première estimation, l'économie devrait croître de 8,2 % en 2010-2011 et de 9 % en 2011-2012 », estime dans un rapport l'organisme gouvernemental, révisant à la hausse les prévisions avancées en novembre par le ministre des Finances, Pranab Mukherjee. Celui-ci pensait atteindre « le chiffre magique » de 9 % de croissance à l'horizon 2012-2013.
Ce rapport, publié avant la présentation du budget annuel au Parlement la semaine prochaine, précise que les prévisions pour l'année budgétaire 2010-2011 s'achevant le 31 mars 2011 pourraient en outre être revues à la hausse.
Le Conseil s'attend à ce que l'économie soit majoritairement tirée par des moteurs de croissance internes grâce aux milliards de dollars dépensés par le gouvernement dans les infrastructures et à la hausse de la consommation reflétant l'émergence d'une solide classe moyenne.
Pour l'année budgétaire en cours, l'organisme de prévision continue de tabler sur une croissance de 7,2 %, un chiffre également cité récemment par le ministre des Finances Pranab Mukherjee. Cette prévision pourrait toutefois être révisée à la hausse grâce à une production industrielle meilleure qu'attendu.
Contaminée par la dépression née aux États-Unis et en Europe en 2008, l'Inde avait vu sa croissance ralentir au taux de 6,7 % en 2008-2009 - sa plus mauvaise performance en six ans - contre 9 % un an plus tôt.
Début février, le Fonds monétaire international (FMI) a estimé que la Chine et l'Inde apportaient une « contribution significative » à la reprise mondiale. Selon le FMI, l'Inde a été l'une des premières économies à sortir de la crise.
Au cours du trimestre juillet-septembre, la croissance de l'Inde a atteint 7,9 % en rythme annuel, son meilleur niveau depuis un an, en nette accélération par rapport aux +6,1 % du trimestre précédent.
Le pays fait cependant face au pire déficit budgétaire depuis 16 ans, soit 6,8 % du produit intérieur brut indien, en raison notamment des dépenses publiques qui visent depuis deux ans à donner un coup de fouet à l'économie.
Selon le Conseil économique, le gouvernement devrait ramener le déficit à 5,5-5,8 % du PIB lors de la prochaine année budgétaire.
Pour autant, il ne faut pas fragiliser la reprise, a souligné vendredi le directeur du Conseil économique, C. Rangarajan. « Nous devons trouver un équilibre entre les besoins de croissance et la consolidation (budgétaire) », a-t-il déclaré à des journalistes.
Le gouvernement fait notamment valoir que le pays a besoin d'une croissance annuelle comprise entre 9 et 10 % pour pouvoir réduire son niveau de pauvreté.
L'Inde espère renouer avec un taux de croissance florissant l'an prochain et retrouver son niveau d'avant la crise financière mondiale l'année suivante, dans un contexte de fort déficit aggravé par le plan de relance mis en place en 2008 pour soutenir l'économie.Selon les prévisions du Conseil économique du Premier ministre publiées hier, l'économie de la troisième puissance d'Asie devrait croître de 8,2 % l'an prochain et retrouver l'année suivante son taux de croissance de 9 % antérieur à la crise.« Selon notre première estimation, l'économie devrait croître de 8,2 % en 2010-2011 et de 9 % en 2011-2012 », estime dans un rapport l'organisme gouvernemental, révisant...
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