Oussama al-Ani, vice-président de la commission électorale indépendante, a déclaré que celle-ci s'était vu notifier par une juridiction d'appel que seuls 26 recours déposés par des candidats exclus avaient abouti. Cent cinquante-cinq appels ont été rejetés, a-t-il dit, en précisant que d'autres candidats avaient été remplacés par leurs partis. « Parmi ceux dont les appels ont été rejetés figurent Saleh al-Moutlak et Dhafer al-Ani », a-t-il ajouté, en désignant deux des principaux dirigeants sunnites d'Irak.
Les élections détermineront qui gouvernera l'Irak, au moment où les troupes américaines se préparent à se retirer d'ici à la fin 2011 et où de grands projets pétroliers sont mis en route. S'il est globalement accepté, le scrutin peut contribuer à apaiser les tensions entre chiites et sunnites. Si ces derniers le jugent inéquitable, l'Irak risque de retomber dans la violence.
Série d'attentats contre des candidats
Par ailleurs, plusieurs attentats à la bombe ont visé samedi soir des candidats, principalement sunnites, faisant sept blessés, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Une des explosions s'est produite devant le siège du parti dirigé par Saleh al-Moutlak. Le chef présumé de la branche irakienne d'el-Qaëda, Omar al-Baghdadi, avait diffusé vendredi sur Internet un communiqué menaçant d'empêcher le scrutin du 7 mars « par tous les moyens possibles », parce qu'il déboucherait sur une victoire de la majorité chiite.
En outre, l'instigateur irakien de l'invasion américaine en Irak en 2003, Ahmad Chalabi, a fustigé hier les « pressions » exercées, selon lui, par Washington sur les élections législatives. Ce candidat à la députation a, par ailleurs, démenti avoir pris part à l'élimination des 500 candidats présumés favorables au parti Baas, bien qu'il soit officiellement le « directeur » du Comité pour la responsabilité et la justice, qui les a disqualifiés.

