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Moyen Orient et Monde - Élections

Le rejet de candidatures sunnites aux législatives confirmé en Irak

L'instigateur irakien de l'invasion américaine, Ahmad Chalabi, fustige les « pressions » de Washington.
Les autorités irakiennes ont confirmé samedi l'échec des recours en appel déposés par des personnalités sunnites contre le rejet de leur candidature aux prochaines législatives, ce qui risque d'engendrer des récriminations communautaires préjudiciables au scrutin. La minorité sunnite irakienne s'inquiète de la campagne menée par le gouvernement, à dominante chiite, contre des personnes accusées de liens avec l'ancien parti Baas de Saddam Hussein et de la décision d'exclure près de 500 candidats pour ce motif. L'Irak sort à peine du sanglant conflit intercommunautaire qui a fait suite au renversement de Saddam Hussein en 2003, et la participation des sunnites aux élections du 7 mars est jugée cruciale pour la stabilisation du pays.
Oussama al-Ani, vice-président de la commission électorale indépendante, a déclaré que celle-ci s'était vu notifier par une juridiction d'appel que seuls 26 recours déposés par des candidats exclus avaient abouti. Cent cinquante-cinq appels ont été rejetés, a-t-il dit, en précisant que d'autres candidats avaient été remplacés par leurs partis. « Parmi ceux dont les appels ont été rejetés figurent Saleh al-Moutlak et Dhafer al-Ani », a-t-il ajouté, en désignant deux des principaux dirigeants sunnites d'Irak.
Les élections détermineront qui gouvernera l'Irak, au moment où les troupes américaines se préparent à se retirer d'ici à la fin 2011 et où de grands projets pétroliers sont mis en route. S'il est globalement accepté, le scrutin peut contribuer à apaiser les tensions entre chiites et sunnites. Si ces derniers le jugent inéquitable, l'Irak risque de retomber dans la violence.

Série d'attentats contre des candidats
Par ailleurs, plusieurs attentats à la bombe ont visé samedi soir des candidats, principalement sunnites, faisant sept blessés, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Une des explosions s'est produite devant le siège du parti dirigé par Saleh al-Moutlak. Le chef présumé de la branche irakienne d'el-Qaëda, Omar al-Baghdadi, avait diffusé vendredi sur Internet un communiqué menaçant d'empêcher le scrutin du 7 mars « par tous les moyens possibles », parce qu'il déboucherait sur une victoire de la majorité chiite.
En outre, l'instigateur irakien de l'invasion américaine en Irak en 2003, Ahmad Chalabi, a fustigé hier les « pressions » exercées, selon lui, par Washington sur les élections législatives. Ce candidat à la députation a, par ailleurs, démenti avoir pris part à l'élimination des 500 candidats présumés favorables au parti Baas, bien qu'il soit officiellement le « directeur » du Comité pour la responsabilité et la justice, qui les a disqualifiés.
Les autorités irakiennes ont confirmé samedi l'échec des recours en appel déposés par des personnalités sunnites contre le rejet de leur candidature aux prochaines législatives, ce qui risque d'engendrer des récriminations communautaires préjudiciables au scrutin. La minorité sunnite irakienne s'inquiète de la campagne menée par le gouvernement, à dominante chiite, contre des personnes accusées de liens avec l'ancien parti Baas de Saddam Hussein et de la décision d'exclure près de 500 candidats pour ce motif. L'Irak sort à peine du sanglant conflit intercommunautaire qui a fait suite au renversement de Saddam Hussein en 2003, et la participation des sunnites aux élections du 7 mars est jugée cruciale pour...
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