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Yémen : le président annonce un cessez-le-feu avec la rébellion chiite

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé jeudi un cessez-le-feu dans les combats avec les rebelles chiites dans le nord du pays à partir de minuit (jeudi 21H00 GMT), six mois après le début de l'offensive de l'armée yéménite.

Dans un bref communiqué, le chef de la rébellion, Abdel Malek al-Houthi, a ordonné à ses hommes de respecter cette trêve.

"Nous avons décidé de cesser les opérations militaires dans le nord-ouest à partir de jeudi minuit", a proclamé le président dans un décret qui a été lu à la télévision d'Etat.

Il a expliqué avoir pris cette décision après l'acceptation par les rebelles, des zaïdites, de confession chiite, des six conditions posées par le gouvernement pour l'arrêt des hostilités qui durent depuis le 11 août dans la province de Saada, limitrophe de l'Arabie saoudite.

Le texte précise également que le cessez-le-feu a été rendu possible après l'acceptation par les rebelles d'un mécanisme pour le mettre en oeuvre, et qu'il est tributaire du respect par ces derniers des conditions de la trêve.

Dans un communiqué, le chef des rebelles, Abdel Malek al-Houthi, a ordonné aux insurgés de "cesser le combat sur tous les fronts à l'heure annoncée par le gouvernement".

"Une fois le cessez-le-feu consolidé, il sera procédé à la réouverture des routes, au démantèlement des points de contrôle et des barricades", a-t-il ajouté.

Quatre commissions ont été formées pour appliquer le cessez-le-feu sur le terrain, dont l'une le long de la frontière avec l'Arabie saoudite, qui était entrée en guerre contre les rebelles après des infiltrations sur son territoire d'éléments insurgés.

Le décret rappelle les conditions du gouvernement qui exigeait des rebelles d'"observer un cessez-le-feu, d'ouvrir les routes, de déminer et d'évacuer les hauteurs", de "se retirer des bâtiments publics et ne pas intervenir dans le fonctionnement de l'administration locale", de "restituer les biens publics et les armes saisies", de "libérer les détenus civils et militaires, y compris les Saoudiens", et de "respecter la loi et la Constitution".

Il demande également que les rebelles s'engagent aussi à "ne plus agresser" l'Arabie saoudite.

La rébellion avait répondu positivement à ces exigences.

L'annonce du cessez-le-feu intervient après de violents combats, mercredi et jeudi, qui ont fait 36 morts, dont 12 soldats et 24 rebelles, selon des sources militaires yéménites.

Ces affrontements ont eu lieu dans la région de Saada (240 km au nord de Sanaa) ainsi que sur les fronts de Harf Soufyane et de Malahidh, près de la frontière saoudienne, selon ces sources qui avaient indiqué que l'aviation yéménite avait intensifié ses raids.

Alors que ces combats se poursuivaient, le site du ministère de la Défense, 26septembre.net, a indiqué jeudi que "des efforts intensifs" étaient déployés pour "arrêter l'effusion de sang et ramener la paix à Saada".

Selon le site, un "comité national" formé notamment de parlementaires doit être constitué pour "superviser l'application des six points et ramener la paix dans la province de Saada".

"Le comité entamera sa mission dès l'annonce de l'arrêt des opérations militaires et supervisera l'ouverture des routes, le retour des réfugiés dans leur foyers et la libération des détenus", a-t-il ajouté.

L'offensive lancée le 11 août contre les rebelles chiites est la sixième du genre depuis 2004, dans un conflit qui a fait plusieurs milliers de morts et 250.000 déplacés.

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé jeudi un cessez-le-feu dans les combats avec les rebelles chiites dans le nord du pays à partir de minuit (jeudi 21H00 GMT), six mois après le début de l'offensive de l'armée yéménite.
Dans un bref communiqué, le chef de la rébellion, Abdel Malek al-Houthi, a ordonné à ses hommes de respecter cette trêve.
"Nous avons décidé de cesser les opérations militaires dans le nord-ouest à partir de jeudi minuit", a proclamé le président dans un décret qui a été lu à la télévision d'Etat.
Il a expliqué avoir pris cette décision après l'acceptation par les rebelles, des zaïdites, de...