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Moyen Orient et Monde - Costa Rica

Une femme à la présidence ?

Les Costariciens élisaient hier leur futur président et pourraient choisir, pour la première fois de leur histoire, une femme à la tête de l'État pour succéder à Oscar Arias. Avec 40 % des intentions de vote, Laura Chinchilla, candidate du Parti de libération nationale (PLN) et protégée du président sortant, est donnée favorite du scrutin, mais la récente remontée dans les sondages de son rival Otto Guevara, du Mouvement libertarien (centre-droit), pourrait annoncer un duel serré. Si elle obtient au moins 40 % des suffrages, Mme Chinchilla peut l'emporter dès le premier tour. Dans le cas contraire, elle devra affronter le candidat arrivé en deuxième position lors d'un second tour en avril.
Laura Chinchilla, qui a renoncé à son poste de vice-présidente pour se porter candidate à la magistature suprême, peut s'appuyer sur la relative bonne santé économique du pays qui lui a permis d'affronter sans trop de dégâts la crise économique mondiale. Elle s'est engagée à poursuivre la politique libérale de M. Arias. Otto Guevara, lui, a axé sa campagne sur la lutte contre l'insécurité et la corruption. « Si vous voulez que rien ne change - la concentration des pouvoirs, l'impunité pour les criminels, encore plus de pauvreté et de corruption - alors votez pour Laura Chinchilla », a-t-il lancé lors d'une réunion publique la semaine dernière à San José, la capitale. M. Guevara, l'un des six candidats qui tentent de barrer la route à Laura Chinchilla, a promis de lutter contre la criminalité et de renforcer la législation sur les armes.
Le Costa Rica, qui n'a pas d'armée et a su éviter les guerres civiles qui ont ravagé ses voisins pendant la guerre froide, fait figure de havre de paix et de stabilité dans la région. Mais le pays est de plus en plus utilisé comme point de passage par les trafiquants de drogue mexicains. La police costaricienne a mis la main sur 93 tonnes de cocaïne entre 2006 et 2009, soit près du double du volume saisi au cours de la décennie précédente, selon le ministère de l'Intérieur. Le Costa Rica se situe à mi-chemin entre les pays andins, producteurs de cocaïne, et le Mexique, dont les puissants cartels contrôlent un trafic estimé à 40 milliards de dollars par an vers les États-Unis et les pays occidentaux.
Le président sortant, Oscar Arias, ne peut se représenter car la Constitution impose un intervalle d'au moins huit ans, soit deux législatures, entre deux mandats présidentiels pour une même personne. M. Arias avait effectué un premier mandat entre 1986 et 1990, puis avait été réélu en 2006. Il s'est vu décerner le prix Nobel de la paix en 1987 pour son rôle dans la résolution des conflits latino-américains. Il a récemment été médiateur dans le conflit politique au Honduras.
Les Costariciens élisaient hier leur futur président et pourraient choisir, pour la première fois de leur histoire, une femme à la tête de l'État pour succéder à Oscar Arias. Avec 40 % des intentions de vote, Laura Chinchilla, candidate du Parti de libération nationale (PLN) et protégée du président sortant, est donnée favorite du scrutin, mais la récente remontée dans les sondages de son rival Otto Guevara, du Mouvement libertarien (centre-droit), pourrait annoncer un duel serré. Si elle obtient au moins 40 % des suffrages, Mme Chinchilla peut l'emporter dès le premier tour. Dans le cas contraire, elle devra affronter le candidat arrivé en deuxième position lors d'un second tour en avril.Laura...
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