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Liban

Harb et Allouche répondent à Assad

Réagissant aux propos du président syrien Bachar el-Assad, qui avait évoqué jeudi la nécessité d'un changement de régime au Liban, le ministre du Travail, Boutros Harb, a estimé hier que « ces propos échappent aux usages interétatiques », dans le sens où « un chef d'État n'a pas à donner son opinion concernant le système politique d'un autre État ». « D'autant que nous nous sommes entendus, dans cette nouvelle étape, de ne plus s'ingérer dans les affaires les uns des autres », a ajouté M. Harb. « Si ces propos sont vrais, il faudra y réagir en temps dû. Nous avons payé le prix de notre système politique (...) et beaucoup sont tombés pour qu'un consensus se mette en place (à Taëf). Tel est le système que nous voulons, et lorsque nous voudrons le changer, c'est nous qui le ferons », a-t-il conclu.
Pour sa part, l'ancien député Moustapha Allouche (Courant du futur) a estimé que « le président ou n'importe quel responsable syrien n'a pas le droit de commenter la nature du système libanais, tout comme nul au Liban ne s'ingère dans les affaires syriennes ». M. Allouche a ensuite fait un plaidoyer de la démocratie, estimant que les Libanais ont choisi de vivre en liberté. « Si d'autres peuples n'aspirent pas à la liberté, c'est leur problème », a-t-il ajouté.

Réagissant aux propos du président syrien Bachar el-Assad, qui avait évoqué jeudi la nécessité d'un changement de régime au Liban, le ministre du Travail, Boutros Harb, a estimé hier que « ces propos échappent aux usages interétatiques », dans le sens où « un chef d'État n'a pas à donner son opinion concernant le système politique d'un autre État ». « D'autant que nous nous sommes entendus, dans cette nouvelle étape, de ne plus s'ingérer dans les affaires les uns des autres », a ajouté M. Harb. « Si ces propos sont vrais, il faudra y réagir en temps dû. Nous avons payé le prix de notre système politique (...) et...
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