Le numéro un mondial de la pharmacie, Pfizer, a publié hier des résultats en hausse pour l'ensemble de 2009, avec notamment un bénéfice net presque triplé à 767 millions de dollars au 4e trimestre après l'absorption de son concurrent Wyeth. Hors éléments exceptionnels et rapporté au nombre d'actions, ce résultat est à peine inférieur aux attentes des analystes (49 cents au lieu de 50 attendus). En revanche, le chiffre d'affaires du quatrième trimestre a bondi de 34 % à 16,537 milliards de dollars, bien au-delà des attentes (15,97 milliards), la plus grande partie de la hausse (27 %) étant due aux activités de l'ancien Wyeth, celles de l'ancien Pfizer n'enregistrant qu'une hausse de 3 %. L'intégration de Wyeth, finalisée le 15 octobre au terme d'une opération à 68 milliards de dollars, a également gonflé le chiffre d'affaires annuel, qui s'affiche en hausse de 4 % à 50 milliards de dollars, tandis que le bénéfice net de l'année est en hausse de 7 % à 8,104 milliards de dollars. « Nous sommes satisfaits du rythme rapide de l'intégration et de notre capacité à rapidement réaliser les avantages de notre société fusionnée », a commenté le PDG Jeff Kindler, cité dans un communiqué.
Le groupe, qui a prévu de réduire ses coûts au total de 4 à 5 milliards de dollars d'ici à 2012 par rapport à 2008, a indiqué que quelque 4 200 emplois avaient déjà été supprimés depuis l'intégration de Wyeth. Le groupe a publié pour 2010 une prévision de bénéfice par action inférieure aux attentes du marché, entre 2,10 et 2,20 dollars, au lieu de 2,27 escomptés. En revanche, sa prévision de chiffre d'affaires, supérieure aux attentes, est comprise entre 67 et 69 milliards de dollars, ce qui représenterait une progression de 25,4 à 27,5 %, au lieu des 67,47 milliards attendus par le marché. Le chiffre d'affaires devrait ensuite se stabiliser les années suivantes : le laboratoire table pour le moment sur un chiffre d'affaires de 66 à 68,5 milliards de dollars en 2012, pour un bénéfice par action hors exceptionnel de 2,25 à 2,35 dollars, soit une révision en baisse par rapport à de précédentes estimations, que les analystes ont toutefois jugée sans surprise. « Notre stratégie de long terme est sur les rails pour une stabilisation avant la croissance », a commenté M. Kindler.
Le PDG a expliqué lors d'une téléconférence que l'acquisition de Wyeth devrait permettre au groupe de mieux résister à la perte d'exclusivité sur les brevets des médicaments dont il tire le plus de recettes, comme à partir de la fin novembre 2011 l'anticholestérol Lipitor (11,434 milliards de dollars de recettes en 2009, soit le quart des recettes de l'année, en repli de 8 % par rapport à 2008). Au vu des résultats, l'analyste Barbara Ryan, chez Deutsche Bank, a souligné que « l'acquisition de Wyeth (allait) renforcer la visibilité à long terme en diluant l'importance du Lipitor (...), permettant d'ajouter des synergies au début de la décennie quand les brevets expireront ». Les produits Wyeth sont notamment complémentaires de ceux de Pfizer dans la gamme des médicaments sans ordonnance, comme l'antidouleur Advil ou les vitamines Centrum.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le numéro un mondial de la pharmacie, Pfizer, a publié hier des résultats en hausse pour l'ensemble de 2009, avec notamment un bénéfice net presque triplé à 767 millions de dollars au 4e trimestre après l'absorption de son concurrent Wyeth. Hors éléments exceptionnels et rapporté au nombre d'actions, ce résultat est à peine inférieur aux attentes des analystes (49 cents au lieu de 50 attendus). En revanche, le chiffre d'affaires du quatrième trimestre a bondi de 34 % à 16,537 milliards de dollars, bien au-delà des attentes (15,97 milliards), la plus grande partie de la hausse (27 %) étant due aux activités de l'ancien Wyeth, celles de l'ancien Pfizer n'enregistrant qu'une hausse de 3 %....