Le clocher de l’église de Faraya-Mzaar resculpté par la neige.
Comme son nom l'indique, Liban Blanc est une compilation de paysages des quatre coins du pays sous la neige. Des vues panoramiques de villages ou de sites touristiques, et des clichés de demeures anciennes revêtues du manteau blanc immaculé de l'hiver, ou de clochers et de croix resculptés par la glace et le froid. Sans oublier les vues du ciel qui emportent le regard dans un univers d'une sérénité et d'une pureté absolues.
De belles images sur papier glacé - en dépit d'une mise en page qui aurait pu gagner en finesse -, certaines exploitées en pleine page, d'autres de plus petit format, mais toujours accompagnées d'une légende informative trilingue, français, arabe et anglais.
L'empreinte du temps
Dans la même collection, Expressions, le second ouvrage que vient également de faire paraître Raymond Yazbeck, sous le label, cette fois, de «Beyrouth, capitale mondiale du livre 2009», propose une sorte de galerie de portraits de vieillards anonymes qui portent sur leurs visages l'empreinte du temps et de la vie. Creusées de sillons, des faces, d'hommes et de femmes, usées et polies par les jours, les bons et les moins bons, par les bonheurs et les vicissitudes de l'existence et qui n'en affichent pas moins devant l'objectif le sourire de la sérénité.
Quelque 400 portraits en couleurs, présentés à raison d'un visage par page, accompagnés chacun d'une fiche d'identité et d'une photo de jeunesse, de format passeport en noir et blanc. Une assemblée hautement émouvante, d'autant que le photographe a consigné dans leurs fiches signalétiques la devise de chacun. Des proverbes et des maximes empreints de sagesse, qui s'accordent parfaitement à ces visages pacifiés. Parmi lesquels on retrouve aussi, au détour des pages, des figures célèbres. À l'instar du
« poète du Liban » Saïd Akl, du sculpteur Alfred Basbous, de Youssef el-Abed (Pépé Abed), son éternelle casquette de marin sur le crâne et son dicton d'aventurier «Qui ne risque rien n'a rien» ou encore de Lady Cochrane pour qui «les jours se mesurent à ce qu'on fait».
Bref, des portraits parlants, qui ne sont pas sans évoquer la fameuse phrase de Charles de Gaulle: «La vieillesse est un naufrage.» Sauf qu'au vu des images de Raymond Yazbeck, ce naufrage bonifie les âmes simples et accentue la tourmente des autres!
* Disponibles chez Antoine.


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