De petits drapeaux libanais sur la côte de Khaldé à la mémoire des victimes.
Hier, au large de Beyrouth, les recherches des débris de l'avion, ses boîtes noires et des corps des victimes qui ont péri à son bord se sont poursuivies. C'est à Khaldé, à 10 kilomètres de la côte, que les équipes ont ratissé la mer.
Ainsi, un petit robot sous-marin envoyé par le bateau Ocean Alert a commencé à prendre des photos des fonds marins dans une zone faisant face à Ras Beyrouth et où des formes géométriques avaient été détectées au fond de la mer.
Hier également, le corps du ressortissant irakien Akram Jassem Mohammad, 55 ans, qui a péri à bord du vol, a été remis à l'ambassade d'Irak au Liban. Le corps de Mohammad faisait partie des quatorze corps retrouvés lundi 25 janvier à Khaldé. Il a été identifié dimanche. Akram Mohammad, de son côté, a été enterré au cimetière du Jardin des deux martyrs à la banlieue sud non loin des corps de sa fille et de son fils décédés en juillet dernier à Tyr dans un accident de voiture. Mohammad a encore un fils, enlevé en Irak. Les funérailles ont eu lieu en présence de l'ambassadeur d'Irak, Omar Ahmad Karim Albirzanji, et des membres de la famille du disparu.
Par ailleurs, le ministre des Travaux publics et des Transports, Ghazi Aridi, a indiqué que toute l'attention se focalise actuellement sur le crash de l'avion de l'Ethiopian Airlines. « Le travail se poursuit en mer, et nous espérons avoir des résultats positifs rapidement », a-t-il dit, appelant à rester loin des analyses et des présomptions. Il a ajouté que les équipes travaillent sérieusement et le ratissage se fait minutieusement. Nous annoncerons en temps dû les résultats de ce travail, a-t-il souligné en conclusion.
Par ailleurs, à l'aéroport de Beyrouth, les comités chargés de l'enquête ont poursuivi leurs réunions œuvrant notamment à collecter les informations relatives au crash. Ces réunions se tiennent en présence du directeur général de l'Aviation civile, Hamdi Chok, ainsi que d'experts français, américain et éthiopiens.
Solidarité
Une semaine après le crash, sur la côte de Khaldé, des groupes de Libanais et d'Éthiopiens se rassemblent toujours par solidarité avec les victimes du crash.
Ainsi, des bouquets de fleurs ont été lancés dans la mer à la mémoire des passagers de l'avion. Cinquante petits drapeaux libanais au nombre des passagers libanais ont été plantés dans le sable de la plage.
Toujours à Khaldé, des élèves de l'école Bahaeddine Hariri se sont déplacés de Saïda pour faire flotter un cerf-volant portant un message de condoléances.
Par ailleurs, plusieurs personnalités ont « espéré » que les recherches aboutissent à la récupération des corps des victimes disparues.
Ainsi, le responsable des affaires extérieures au sein du Hezbollah, Ammar Moussaoui, a appelé les autorités concernées à poursuivre les recherches afin de retrouver ce qui reste du Boeing 737, « des corps des personnes qui ont péri à son bord ainsi que les boîtes noires de l'avion ».
Pour sa part, le député d'Amal Yassine Jaber a souhaité que la semaine qui commence porte des réponses relatives au crash de l'avion de l'Ethiopian Airlines. Il a noté qu'il soutient la décision prise par le Conseil des ministres visant à poursuivre les recherches.
De son côté, le président de la diaspora libanaise à Cotonou, Ali Der, qui est actuellement présent au Liban, a tenu une conférence de presse à Nabatiyé. Il a appelé au nom des émigrés libanais en Afrique les autorités libanaises à affréter des vols de la MEA qui desserviraient régulièrement le continent africain. Il a rappelé également le drame du crash de Cotonou le 25 décembre 2003 qui avait coûté la vie à 87 Libanais.
Évoquant les déboires des Libanais d'Afrique, il a indiqué : « Nous prenons plusieurs vols avec escale pour arriver à destination. Notre voyage nous prend 20 à 36 heures alors qui si la MEA affrétait des vols vers l'Afrique, le voyage ne durerait pas plus de six heures. »
Pour sa part, le mufti de Tyr et Jabal Amel, cheikh Hassan Abdallah, a effectué une tournée à Tyr et Abbassiyé pour présenter ses condoléances aux parents des victimes du crash.


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