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Liban - Citoyen Grognon

Face à l’ampleur de la catastrophe

Le crash du Boeing de l'Ethiopian Airlines, qui a endeuillé le Liban, l'Éthiopie, la France et d'autres nations, a malheureusement mis le doigt sur une des profondes plaies dont souffre la République libanaise. À savoir l'incapacité des autorités à mettre en place des politiques à moyen et long terme, et notamment des plans d'urgence pour faire face à des catastrophes d'une telle ampleur.
Complètement démuni, manquant d'équipements et d'équipes spécialisées, c'est de toute son âme, certes, mais avec sa seule bonne volonté, que le pays s'est mobilisé, uni pour une fois devant l'ampleur du drame. Toutefois, la bonne volonté ne suffit pas, à elle seule, pour organiser les opérations de secours, pour retrouver les boîtes noires de l'avion qui s'est abîmé en mer, pour récupérer et identifier les corps des disparus, pour gérer la douleur des familles des victimes, pour calmer leur colère et répondre à leurs nombreuses interrogations...
Loin de nous l'idée de minimiser le travail intensif mené depuis la catastrophe par l'armée libanaise, par la Défense civile, par la Croix-Rouge, ou par n'importe quel organisme étatique ou de la société civile. Loin de nous la volonté de dénigrer la mobilisation de l'État et des autorités locales qui ont rapidement réagi, mais qui, par manque de moyens, ont dû se résoudre à appeler les pays amis à la rescousse.
N'est-il pas grand temps que ces autorités fassent preuve de prévoyance et créent une ou plusieurs cellules de crise capables de gérer des catastrophes nationales, tels les guerres, les séismes, les tsunamis, les incendies de forêt, les inondations ou autres ? Catastrophes qui nécessitent souvent la mise en place d'infrastructures en bonne et due forme pour la gestion des conséquences et le déblocage de fonds.
N'est-il pas temps pour l'État de mettre en place des politiques de prévention et de ne pas se contenter de gérer l'après-catastrophe ? À titre d'exemple, il est impossible d'empêcher les séismes, mais il est possible d'en prévenir les destructions, en respectant notamment les normes de construction parasismique et en renforçant les constructions inadéquates. Cette prévention irait de pair avec la sensibilisation de la population et devrait s'inspirer de l'expérience de pays bien préparés aux séismes, comme le Japon. Faut-il rappeler que le Liban, qui est une zone à risque, n'a mis en place aucune politique de prévention contre les conséquences des séismes ?
Au lendemain de la catastrophe aérienne et alors qu'Haïti peine à gérer l'un des plus grands drames de son histoire, le Liban, qui a pourtant vécu d'importants drames humanitaires durant les guerres successives, devrait apprendre à ne plus se livrer à la seule fatalité, mais à tout mettre en œuvre pour épargner des vies humaines.

Le crash du Boeing de l'Ethiopian Airlines, qui a endeuillé le Liban, l'Éthiopie, la France et d'autres nations, a malheureusement mis le doigt sur une des profondes plaies dont souffre la République libanaise. À savoir l'incapacité des autorités à mettre en place des politiques à moyen et long terme, et notamment des plans d'urgence pour faire face à des catastrophes d'une telle ampleur.Complètement démuni, manquant d'équipements et d'équipes spécialisées, c'est de toute son âme, certes, mais avec sa seule bonne volonté, que le pays s'est mobilisé, uni pour une fois devant l'ampleur du drame. Toutefois, la bonne volonté ne suffit pas, à elle seule, pour organiser les opérations de secours,...
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