Les participants au Forum de Davos lors d'un moment de repos, hier. Fabrice Coffrini/AFP
Le Premier ministre grec Georges Papandréou et son ministre des Finances Georges Papaconstantinou ont de nouveau nié hier l'existence d'un « plan B » aux mesures budgétaires déjà annoncées, tel qu'un renflouement par l'Union européenne. « Plan B n'est simplement pas dans notre vocabulaire », a déclaré hier devant la presse le ministre grec des Finances.
La ministre française de l'Économie, Christine Lagarde, également présente à Davos, a exprimé sa « confiance » dans la capacité du gouvernement grec à redresser ses finances. Mme Lagarde a assuré que les membres de la zone euro étaient « tous solidaires les uns à l'égard des autres », sans évoquer un éventuel soutien financier des partenaires européens.
À Berlin, le porte-parole du ministère des Finances allemand a réaffirmé : « Il n'y a pas de préparatifs de dimension institutionnelle. »
L'explosion des déficits et de la dette des États, outre qu'elle agite les marchés, fait craindre pour la croissance. Afin de rassurer les marchés, de nombreux gouvernements ont promis d'assainir leurs comptes rapidement mais cela risque de stopper la reprise économique amorcée mi-2009.
Pour cette raison, économistes et patrons de multinationales présents à Davos se disent « prudemment optimistes » pour l'année qui vient.
Sur le plan diplomatique, un débat sur l'Afghanistan devait se tenir avec les ministres des Affaires étrangères britannique, David Milliband et polonais Radoslaw Sikorski. Leurs homologues français Bernard Kouchner et allemand Guido Westerwelle ont annulé leur venue au dernier moment, invoquant les intempéries. Le président afghan Hamid Karzaï a également renoncé à se rendre à Davos comme cela était prévu, a annoncé une porte-parole du Forum. Au lendemain de la conférence de Londres sur l'Afghanistan, M. Karzaï a décidé de regagner directement Kaboul.
La chef de la diplomatie suisse, Micheline Calmy-Rey, devait par ailleurs faire le point sur la situation des otages suisses en Libye et rencontrer dans la journée le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa.
Plusieurs personnalités politiques du Proche-Orient sont présentes à Davos pour une série de rencontres bilatérales.
Le Forum devait par ailleurs entendre une intervention du roi Abdallah II de Jordanie sur la situation au Proche-Orient. Le président israélien Shimon Peres est également présent à Davos.

