Dans une conférence de presse qu'il a tenue par la suite, M. Aridi a relaté les circonstances du drame et précisé le nombre de passagers, avant de mettre en garde les journalistes et les personnes concernées par cette tragédie contre toute analyse et interprétation anticipée « par souci de la vérité et par respect pour les parents des passagers ». Il a assuré que toutes les informations obtenues seront rendues publiques et qu'il n'est nul besoin de les dissimuler. « Personne parmi nous n'a la possibilité ni la connaissance parfaite pour déterminer ce qui s'est passé. Nous ne savons même pas où l'avion est tombé précisément », a-t-il relevé.
En réponse à une question, M. Aridi a mis l'accent sur le mauvais temps, indiquant que celui-ci a été dans le passé à l'origine de catastrophes aériennes. « Contentons-nous maintenant de cette information, en attendant que l'enquête fournisse des données supplémentaires », a-t-il souligné.
M. Aridi a annoncé que les salons d'honneur de l'aéroport seront ouverts aux parents des victimes, soulignant que dès qu'il a pris connaissance du crash, il a pris contact avec le président de la République, le général Michel Sleiman, et le Premier ministre, Saad Hariri, qui se sont mobilisés à leur tour.
S'adressant plus tard aux parents des passagers rassemblés dans un des salons de l'aéroport, il les a priés de ne pas prendre en considération certaines explications erronées sur les causes du crash, assurant que celui-ci s'est produit trois minutes après le décollage, dans des conditions météorologiques difficiles. « Personne ne dit qu'il y a eu une erreur », a-t-il fait valoir, avant de leur exposer les détails des opérations de secours entreprises et les arrangements pris pour accueillir d'éventuels survivants.

