Karzai propose argent et travail aux insurgés qui déposent les armes
Les talibans font partie du « paysage politique » du pays, estime Gates.
OLJ /
le 23 janvier 2010 à 00h19
Le président afghan Hamid Karzai a révélé hier les grandes lignes de son plan de réconciliation avec les insurgés proposant argent et travail à ceux qui abandonneront la lutte armée, ce que les deux principaux groupes insurgés ont rejeté ou soumis à condition. Le chef de l'État afghan présentera son plan d'amnistie le 28 janvier à la conférence de Londres où tous les acteurs du conflit, à l'exception des talibans, discuteront de l'avenir du pays en proie à une insurrection qui depuis trois ans gagne en intensité et sur le terrain. M. Karzai a annoncé dans une interview à la BBC qu'il allait utiliser les fonds de la communauté internationale pour leur offrir de l'argent et du travail afin de faciliter le retour à la vie civile d'anciens rebelles. « Ceux que nous approchons en vue d'un retour à la vie civile seront aidés pour trouver un travail, avoir une protection et se réinstaller dans leur communauté », a déclaré le président afghan. « Nous savons à quel point le peuple afghan a besoin de paix à tout prix », a-t-il ajouté. Les militants les plus durs parmi les talibans, membres d'el-Qaëda ou d'autres groupes extrémistes, ne seront pas acceptés, a-t-il néanmoins indiqué. Un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a déclaré à l'AFP que les talibans n'étaient pas à vendre. « Si nous étions tentés par l'argent, nous aurions accepté ce que les Américains voulaient avant l'invasion et nous serions aujourd'hui au pouvoir avec plein d'argent », a affirmé le porte-parole. « Nous ne pouvons pas être achetés », a ajouté M. Mujahid rejetant la possibilité de négociations. En visite à Islamabad, le secrétaire à la Défense Robert Gates a affirmé hier que « les talibans font partie du paysage politique de l'Afghanistan », mais qu'une réconciliation n'était possible que s'ils déposaient les armes et participaient aux élections. Il est également revenu sur les prémices du 11 septembre 2001 en regrettant que Washington ait, dans les années 1990, « abandonné » l'Afghanistan et « rompu » avec le Pakistan, une « grave erreur », qui a conduit à la montée en puissance des extrémistes dans la région.
Le président afghan Hamid Karzai a révélé hier les grandes lignes de son plan de réconciliation avec les insurgés proposant argent et travail à ceux qui abandonneront la lutte armée, ce que les deux principaux groupes insurgés ont rejeté ou soumis à condition. Le chef de l'État afghan présentera son plan d'amnistie le 28 janvier à la conférence de Londres où tous les acteurs du conflit, à l'exception des talibans, discuteront de l'avenir du pays en proie à une insurrection qui depuis trois ans gagne en intensité et sur le terrain. M. Karzai a annoncé dans une interview à la BBC qu'il allait utiliser les fonds de la communauté internationale pour leur offrir de l'argent et du travail...
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