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Économie - Liban - Rapport

Merrill Lynch revoit à la baisse ses recommandations sur la dette externe

Selon la banque d'investissement américaine, l'économie libanaise devrait croître de 5 % en 2010.
Dans son dernier rapport sur les perspectives concernant la dette externe dans les pays émergents, Merrill Lynch a revu à la baisse ses recommandations sur la dette externe libanaise à « sous-pondéré » (ou « Under Weight » en anglais). La banque d'investissement américaine a en outre réduit la pondération du marché libanais à 2,1 % en janvier dans son portefeuille composé de titres représentatifs des dettes externes des pays émergents. Celle-ci s'élevait à 5,5 % en octobre, 5,8 % en août, 5,9 % en juillet, 5,8 % en juin, 6 % en mai, 7,4 % en avril, 7,3 % en mars et 6,9 % en janvier dernier.
Merrill Lynch avait augmenté sa recommandation sur la dette externe libanaise de « sous-pondéré » à « pondéré » (ou « Market Weight ») au lendemain de l'accord de Doha en mai 2008, augmentant progressivement la pondération du marché libanais dans son portefeuille relatif aux pays émergents.
Avec cette révision à la baisse, le Liban se place ainsi dans la même catégorie que la Colombie, le Pérou, le Mexique, les Philippines et l'Afrique du Sud.
Au niveau du portefeuille couvrant la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), la part allouée au Liban a reculé jusqu'à 7,5 % en janvier, contre 17,4 % en octobre, 17 % en septembre, 20,4 % en juin et un pic de 25 % en mars dernier, classant ainsi le pays à la 14e place parmi les autres pays de la zone. Le Liban était arrivé 9e dans le classement en octobre et 5e en mars 2009.
Parallèlement, la dette externe du Liban a enregistré le 12e rendement le plus élevé à 26,86 % parmi 20 marchés de la zone EMEA en 2009, tout comme le 22e meilleur rendement parmi 40 marchés émergents inclus dans l'indice Sovereign Plus Debt.
La performance de la dette externe libanaise a ainsi été inférieure à celle de la région EMEA qui s'est élevée à 30,66 % et à celle des marchés émergents qui a atteint 27,8 % en 2009. Elle a également été inférieure à la performance moyenne des pays appartenant à la catégorie « sous-pondéré » qui s'est élevée à 36,1 %, ou encore à celle des bons en dollars « B-» qui a atteint 57,2 %.
En outre, selon le rapport de Merrill Lynch, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, la dette externe du Liban a enregistré le 6e rendement le plus élevé parmi 8 pays du Moyen-Orient et de l'Afrique au cours de la période couverte, se classant ainsi devant l'Égypte (11,1 %) et la Tunisie (26,6 %), mais derrière l'Irak (97,2 %), le Ghana (96,3 %), le Gabon (70,8 %), le Maroc (32,1 %) et l'Afrique du Sud (28 %). Par ailleurs, la dette extérieure libanaise est arrivée à la 7e place en termes de rendement pour le mois de décembre 2009 dans la région EMEA et à la 14e place parmi les marchés émergents. La performance de la dette externe du Liban a ainsi dépassé celle de la région EMEA de 0,9 % et celle des pays émergents de 0,4% durant ce mois.
Enfin, Merrill Lynch a indiqué dans son rapport que le « spread » sur les eurobonds libanais s'est élevé à 320 points fin 2009, classant le Liban à la 11e place dans la zone EMEA et au 22e rang dans le classement des pays émergents. En moyenne, ce spread a été plus large que celui de la région EMEA (249 points) et celui des marchés émergents (277 points).

Prévisions de croissance
Par ailleurs, la banque d'investissement américaine a prévu une croissance de 5 % du produit intérieur brut (PIB) libanais en 2010, soit la même croissance prévue en Égypte et en Russie. Ces prévisions classent ainsi le Liban à la troisième place dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), après l'Irak et le Nigeria. Au niveau de l'inflation, la banque a prévu une hausse de 4,5 % de l'indice des prix à la consommation durant l'année en cours, contre 2 % en 2009. Il s'agirait ainsi du 6e taux d'inflation le plus bas parmi 15 économies de la zone EMEA. Merrill Lynch prévoit, par ailleurs, une contraction du déficit public libanais, à 8,2 % du PIB en 2010 contre 9 % du PIB un an plus tôt, et un recul du ratio de la dette publique au PIB à 152 % fin 2010, contre 159 % fin 2009. Ce ratio demeure toutefois le plus élevé dans la zone EMEA.
Enfin, la banque prévoit une hausse du déficit de la balance courante à 9,1 % du PIB, contre 7,7 % du PIB en 2009.
Notons enfin que dans un rapport récent, la Standard Chartered Bank a dit s'attendre à une croissance de 4 % du PIB libanais en 2010.
Dans son dernier rapport sur les perspectives concernant la dette externe dans les pays émergents, Merrill Lynch a revu à la baisse ses recommandations sur la dette externe libanaise à « sous-pondéré » (ou « Under Weight » en anglais). La banque d'investissement américaine a en outre réduit la pondération du marché libanais à 2,1 % en janvier dans son portefeuille composé de titres représentatifs des dettes externes des pays émergents. Celle-ci s'élevait à 5,5 % en octobre, 5,8 % en août, 5,9 % en juillet, 5,8 % en juin, 6 % en mai, 7,4 % en avril, 7,3 % en mars et 6,9 % en janvier dernier.Merrill Lynch avait augmenté sa...
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