L'Iran a signé un contrat d'un milliard d'euros avec une entreprise allemande pour l'installation d'une centaine de turbo-compresseurs destinés à l'industrie gazière, a annoncé mercredi la presse iranienne.
Dans le cadre de ce contrat étalé sur cinq ans, la société allemande dont le nom n'est pas cité devrait transférer à l'Iran les compétences pour construire, installer et gérer ces matériels indispensables pour exploiter et transporter le gaz, selon la presse, qui cite le directeur général de la Compagnie iranienne de développement et d'ingéniérie du gaz (IGEDC), Alireza Gharibi (bien Gharibi).
Cette entreprise allemande a déjà livré 45 turbo-compresseurs de ce type à l'Iran, a ajouté M. Gharibi, ce qui, selon des experts interrogés par l'AFP, pourrait désigner l'industriel Siemens, très présent dans le pays.
La Compagnie nationale iranienne de gaz (NIGC) a toutefois publié mercredi un communiqué pour "démentir les informations sur la signature d'un contrat d'un milliard d'euros entre l'Iran et l'Allemagne".
"L'IGEDC a signé dans le passé un contrat avec une société iranienne chargée d'utiliser les compétences d'un partenaire étranger pour construire 100 compresseurs en Iran dans les quatre prochaines années", a ajouté la NIGC dans cette mise au point, qui ne précise pas quelles sont les deux sociétés iranienne et étrangère concernées.
L'annonce d'un contrat avec une entreprise allemande puis la mise au point de la NIGC sont intervenues alors que l'Iran est sous la menace de nouvelles sanctions financières, technologiques et commerciales internationales pour sa politique nucléaire.
Les projets de sanctions actuellement examinés par le groupe des "Six" pays interlocuteurs de l'Iran dans le dossier nucléaire (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) envisagent notamment un renforcement de l'embargo existant déjà sur la livraison de matériels ou de technologies permettant à l'Iran de développer ou exporter ses ressources pétrolières et gazières.
L'Iran possède les deuxièmes réserves mondiales de gaz, mais a pris du retard dans leur exploitation. Il ne parvient à exporter qu'une infime partie de sa production --estimée à quelque 500 millions de m3 par jour-- dont la quasi-totalité est absorbée par la consommation domestique, selon les chiffres du ministère du pétrole.
Le matériel et les technologies concernés par ce contrat sont destinés à la construction d'usines de liquéfaction de gaz (LNG) dont l'Iran souhaite se doter pour pouvoir exporter son gaz par bateaux, selon la presse.
Le quotidien gouvernemental Iran Daily avait estimé mercredi que ce gros contrat, signé selon lui en début de semaine, constituait "un soulagement pour les entreprises allemandes, qui se plaignent des restrictions au commerce avec l'Iran".
L'Allemagne est le deuxième partenaire commercial de l'Iran derrière les Emirats arabes unis et au coude à coude avec la Chine, selon les statistiques officielles iraniennes.
Dans le cadre de ce contrat étalé sur cinq ans, la société allemande dont le nom n'est pas cité devrait transférer à l'Iran les compétences pour construire, installer et gérer ces matériels indispensables pour exploiter et transporter le gaz, selon la presse, qui cite le directeur général de la Compagnie iranienne de développement et d'ingéniérie du gaz (IGEDC), Alireza Gharibi (bien Gharibi).
Cette entreprise allemande a déjà livré 45 turbo-compresseurs de ce type à...


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