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Liban

Routes et bâtiments publics inadaptés

À de rares exceptions près, les routes, trottoirs et lieux publics ne sont pas adaptés aux handicapés. « On ne voit que peu de personnes handicapées dans les rues du Liban, contrairement à l'étranger », constate Sylvana Lakkis, présidente de l'Union libanaise des handicapés physiques (ULHP). L'infrastructure routière du pays ne tient pas compte de ces personnes, qui peuvent « difficilement mener une vie normale et se déplacer sans assistance ». Mme Lakkis parle notamment des trottoirs inadaptés, trop hauts ou sans pentes, des transports en commun inadaptés, des handicapés qui doivent se risquer à emprunter la chaussée ou à prendre des taxis. « Je ne peux me promener librement dans la rue, sauf peut être au centre-ville », déplore de son côté Élias, élève handicapé de 17 ans, qui se déplace en scooter.
Le désintérêt des autorités se traduit également par l'inaccessibilité de la grande majorité des bâtiments publics aux personnes handicapées, mis à part la Banque centrale et le siège central de l'EDL. Si le ministère des Affaires sociales est équipé de rampes, la plupart de ses centres de services sont inadaptés. « Même les 5 centres des Affaires sociales reconstruits au Sud à l'issue de la guerre de 2006 ne respectent pas les droits des handicapés », déplore Sylvana Lakkis. Elle ajoute que les ministères du Travail et de la Santé sont eux aussi difficiles d'accès, reconnaissant toutefois que certains bâtiments peuvent difficilement être aménagés.
Elle ne manque pas d'égratigner au passage la représentation de l'Union européenne au Liban, dont « le bâtiment est inaccessible à une personne handicapée sans assistance », car, constate-t-elle, « la rampe d'entrée est trop raide ».
À de rares exceptions près, les routes, trottoirs et lieux publics ne sont pas adaptés aux handicapés. « On ne voit que peu de personnes handicapées dans les rues du Liban, contrairement à l'étranger », constate Sylvana Lakkis, présidente de l'Union libanaise des handicapés physiques (ULHP). L'infrastructure routière du pays ne tient pas compte de ces personnes, qui peuvent « difficilement mener une vie normale et se déplacer sans assistance ». Mme Lakkis parle notamment des trottoirs inadaptés, trop hauts ou sans pentes, des transports en commun inadaptés, des handicapés qui doivent se risquer à emprunter la chaussée ou à prendre des taxis. « Je ne peux me promener...
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